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Forum des Céréaliers : défendre la production pour construire les prochaines décennies

Forum des Céréaliers : défendre la production pour construire les prochaines décennies

Le 5 mars dernier, le Forum des Céréaliers organisé dans le cadre de la tournée régionale de l’AGPB a réuni une cinquantaine d'agriculteurs. Un rendez-vous attendu, lors duquel les producteurs ne se sont pas privés d'exprimer leur frustration face à la situation de la filière, ce qui a permis au président de l'AGPB et de la FOP de défendre leur travail et revenir sur les combats gagnés et ceux en cours. Pour introduire la rencontre, Eric THIROUIN et Benjamin LAMMERT (respectivement présidents de l'AGPB - producteurs de blé - et de la FOP - producteurs d'oléoprotéagineux) ont  brossé les évolutions et le travail passés des filières de SCOP, avec comme constat : on évoque avec nostalgie les « 30 glorieuses » mais depuis une trentaine d’années, la donne a changé : volatilité des marchés, explosion des charges, inflation, accumulation de normes, concurrence internationale… Ces « 30 laborieuses » ont profondément fragilisé les exploitations. Face à ces enjeux, l’AGPB et les filières végétales poursuivent leur action sur de nombreux volets.Dans l'immédiat, les syndicats des grandes cultures ont demandé à l'État français un soutien économique immédiat aux exploitations et une enveloppe de 100 millions d’euros a été demandée à la Commission européenne. Le lancement du fonds d'urgence, bien qu'insuffisant, montre surtout que le message porté par les syndicats des grandes cultures depuis 2023 commence à être entendu et le regard des politiques commence à changer : oui les productions végétales peuvent aussi avoir besoin de soutien. C'est particulièrement le cas dans les Zones Intermédiaires dans lesquelles se trouve toute la région de Bourgogne : plusieurs agriculteurs ont pris la parole pour exprimer leur lassitude sur ce dossier, lancé depuis de nombreuses années et pourtant toujours en attente d'avancées concrètes. En réaction, les présidents des deux syndicats ont réaffirmé leur position de premiers défenseurs des intérêts des Z.I. En conséquence, la profession attend désormais des actes durables :  - l’adoption rapide d’une loi d’urgence agricole,  - La prolongation de la suspension des droits de douanes sur les engrais, aujourd’hui prévue pour un an et des clarifications rapides sur le MACF,  - la construction d’un véritable plan de souveraineté sur les engrais. De plus, pour sécuriser les revenus dans un contexte de volatilité accrue, les outils de gestion des risques doivent évoluer. La profession a par exemple obtenu l’adaptation du calcul de la moyenne olympique pour l'assurance récolte (passée de 5 à 8 ans), la limitation des volumes de blé ukrainien sur le marché européen (revenu au même niveau qu'avant la guerre). Elle ne manque pas d'autres pistes de travail, comme le rehaussement du prix d'intervention sur le blé (aujourd'hui à 101 €/t…) pour remettre en place un véritable filet de sécurité. Les différents intervenants ont également souligné plusieurs fois l'importance de développer des solutions avec les acteurs économiques. Bien que le rôle du syndicalisme soit d'abord d’être un contre-pouvoir, le monde agricole ne peut pas attendre que les solutions viennent uniquement du pouvoir politique. Il faut aussi agir sur le plan économique, en travaillant avec les coopératives, les opérateurs et l’ensemble de la filière. Enfin, selon Eric THIROUIN, nous sommes aujourd'hui à un moment charnière, à la fin d'un cycle économique. Alors après les « 30 glorieuses » et les « 30 laborieuses »,  une question s’impose : comment inventer les trois prochaines décennies ? Les décisions politiques, commerciales et environnementales prises aujourd’hui conditionneront directement la capacité de production et la souveraineté alimentaire de demain. Un défi que relèvent les syndicats des filières de grandes cultures.

Congrès de la SNAE 2026 : une nouvelle présidence élue à Attignat

Congrès de la SNAE 2026 : une nouvelle présidence élue à Attignat

Les 3 et 4 mars 2026, la Section Nationale des Anciens Exploitants (SNAE) a tenu son congrès à Attignat, dans l’Ain. Pour la première fois, ce congrès électif était décentralisé, offrant ainsi aux participants l’occasion de découvrir un nouveau territoire agricole. Une délégation de la SDAE de l’Yonne était présente pour représenter le département : Marie-Jeanne RONDEAU, Claire HURÉ-SCHALLER, François CORMEROIS et Jean-Luc GENNERAT. Une dernière assemblée pour la présidente sortante Ce congrès marquait la dernière assemblée d’Hélène BLAUD, présidente sortante de la SNAE, ainsi que celle de son secrétaire général. L’événement s’est ouvert par une intervention du maire d’Attignat qui a présenté sa commune et son territoire aux congressistes. Le rapport d’activité a ensuite été présenté par Jean-Paul LECOURT retraçant les actions menées par la section au cours de l’année écoulée. La motion 2026 a été étudiée puis approuvée par l’assemblée. Chaque région a également pu prendre la parole afin d’exprimer ses revendications et les préoccupations de ses adhérents. La journée a été ponctuée par plusieurs interventions, notamment celles des présidents des sections des bailleurs et des fermiers, autour de sujets techniques liés au monde agricole. Arnaud ROUSSEAU, président de la FNSEA, est également intervenu par vidéo pour remercier Hélène BLAUD de son engagement et présenter les grandes orientations du paysage syndical agricole. Enfin, Stéphane AUROUSSEAU a détaillé les modalités des élections avant que les congressistes ne procèdent au vote pour renouveler le Conseil d’Administration. Une deuxième journée consacrée aux enjeux agricoles et sociauxLe mercredi 4 mars, le président de la FDSEA de l’Ain est venu présenter le département, tant sur le plan territorial qu’agricole. Plusieurs interventions ont ensuite rythmé la matinée : Cathy FAIVRE-PIERRET, pour la commission agricultrices, la MSA, avec une présentation très technique de la réforme des retraites, Luc SMESSAERT, qui a fait un point complet sur l’actualité syndicale et les grands dossiers à venir.   Jean NOTAT, élu président de la SNAE À l’issue du congrès, les nouveaux membres du Conseil d’Administration ont été élus, avant la désignation du Bureau.Jean NOTAT a été élu président de la Section Nationale des Anciens Exploitants (SNAE). Ce congrès 2026 aura ainsi marqué un moment important pour la SNAE, entre bilan de l’action menée ces dernières années et ouverture d’une nouvelle étape pour la défense des anciens exploitants agricoles.

Destruction oiseaux avril - juillet 2026 : formulaire de demande d'autorisation.

Destruction oiseaux avril - juillet 2026 : formulaire de demande d'autorisation.

Le Code de l'Environnement autorise la destruction à tir du corbeau freux et de la corneille noire entre la date de clôture générale de la chasse et le 31 mars au plus tard. Vous pouvez demander une autorisation préfectorale pour prolonger cette période jusqu'au 10 juin lorsque l'un au moins des intérêts mentionnés dans le Code de l'Environnement est menacé (1° Dans l'intérêt de la santé et de la sécurité publiques ; 2° Pour assurer la protection de la flore et de la faune ; 3° Pour prévenir des dommages importants aux activités agricoles, forestières et aquacoles) et jusqu'au 31 juillet pour prévenir des dommages importants aux activités agricoles. Par ailleurs, la destruction du pigeon ramier est autorisée entre la clôture spécifique de la chasse et le 31 mars sans formalité, et du 1er avril au 31 juillet sur autorisation préfectorale pour protéger les intérêts agricoles. Ces autorisations doivent être nominatives et individuelles. Vous trouverez ci-dessous la procédure dématérialisée pour pouvoir déposer une demande d'autorisation : https://demarche.numerique.gouv.fr/commencer/2026-oiseaux-yonne-demande-destruction A l'issue de la période, et avant le 31 août 2026, vous devrez fournir le bilan de vos opérations de tirs en utilisant le lien suivant : https://demarche.numerique.gouv.fr/commencer/2026-oiseaux-yonne-bilan-destruction Pour rappel, le pigeon ramier, le corbeau freux et la corneille noire font partie des espèces nuisibles dans l'Yonne, ou « ESOD ».  Pour obtenir et conserver des moyens de régulation efficaces via le classement en ESOD, il est indispensable d'apporter la preuve de dégâts suffisamment importants. Sans vos signalements, rien ne remonte aux services de l'État et sans données, les dégâts ne sont pas pris au sérieux. Il est donc nécessaire de déclarer systématiquement les dommages subis ou simplement la présence récurrente d'ESOD, en les quantifiant et localisant. Comment déclarer ? Version Web : Formulaire de déclaration en ligneApplication mobile :  Signaler Dégâts Faune Sauvage – Applications sur Google Play En renseignant la localisation, l'espèce, le type de dommages, la surface ou l'unité impactée et en joignant des photos.

Gestion des cordons de déterrage : c'est l'affaire de tous

Gestion des cordons de déterrage : c'est l'affaire de tous

À l’heure où les travaux en plaine battent leur plein et les premiers semis de betteraves se profilent, nous tenions à vous appeler à la plus grande vigilance quant à la gestion du risque Jaunisse en amont de l’implantation des betteraves, avec notamment la gestion : des repousses de betteraves dans les cordons de déterrage, de certains couverts favorables aux pucerons et/ou aux virus, notamment ceux contenant de la phacélie. La gestion prophylactique de la Jaunisse est le premier levier identifié par le Plan National de Recherches et d’Innovations (PNRI) pour lutter contre la Jaunisse. Pour une réduction efficace du risque Jaunisse pour cette campagne, il est donc essentiel d’avoir une lutte collective en s’attaquant aux réservoirs de virus présents en plaine et ce, avant l’implantation des betteraves. Il s’agit d’une action d’intérêt collectif de premier ordre : faire de la prévention, de la prophylaxie et ne pas alourdir la « tâche » de nos moyens de lutte à disposition qui ont déjà montré leurs limites. Rappel LES CORDONS DE DÉTERRAGE : réservoirs potentiels de virus de la Jaunisse Constat actuel de l’ITB : 67 % des prélèvements sont porteurs d’au moins 1 virus de Jaunisse (données issues des analyses réalisées ces dernières semaines sur des repousses de betteraves prélevées dans les cordons de déterrage qui n’ont pas été épandus à l’automne). Pour référence, la précédente campagne de prélèvements, réalisée en février 2024, avait révélé un taux de contamination de 11 %. « L’écart important s’explique par une pression virale nettement plus forte en 2025 qu’en 2023, entraînant davantage de repousses infectées ». Recommandations de l’ITB : Surveiller les cordons de déterrage qui n’ont pas été épandus à l’automne. En présence de repousses, il est indispensable de les éliminer : retournement mécanique, destruction chimique avec du glyphosate dans le respect de la réglementation, bâchage de tas de terre issus du déterrage. Surveiller les repousses dans la culture qui suit la betterave. Les situations de TCS sont particulièrement à risque. En présence de repousses, utiliser un herbicide antidicotylédone adapté.  LES COUVERTS D’INTERCULTURES : réservoirs potentiels de virus et/ou de pucerons Constat de l’ITB : Certains couverts sont des réservoirs de pucerons et/ou de virus de la Jaunisse : Phacélie : à ne pas négliger car hôte du puceron Myzus persicae et réservoir viral (virus BYV et BtMV). Crucifères (moutarde, radis) : hôtes du puceron vert Myzus persicae. Féverole : hôte principal du puceron noir Aphis fabae et réservoir viral (BtMV). Recommandation de l’ITB : Détruire les couverts d’interculture et/ou repousses contenant des crucifères, de la phacélie ou de la féverole idéalement avant fin février et surtout suffisamment en amont des semis de betteraves. (source : CGB)

Rencontre de la FDSEA avec le préfet de l'Yonne

Rencontre de la FDSEA avec le préfet de l'Yonne

La FDSEA avait sollicité le préfet pour une rencontre dans un courrier relevant tous les sujets préoccupants de l'actualité départementale et nationale, allant du MACF aux problèmes de circulation des engins agricoles. Cette rencontre a eu lieu ce mardi 3 mars, en présence des directrice et directrice adjointe de la DDT. Nous avons porté nos revendications sur plusieurs sujets nationaux pour les faire remonter via les services de l'État : application de la loi Duplomb, registre phyto numérique, MACF. Plusieurs sujets locaux ont également été abordés : Nous avons fait un bilan à mi-parcours de l'aide d'urgence aux céréaliers : 270 dossiers ont été déposés dans l'Yonne sur les 1000 attendus. Compte tenu de ce faible taux de réalisation, nous avons plaidé en faveur d'une modification des seuils de 60 % de céréales/protéagineux et de 10 % de cultures industrielles. Nous vous encourageons à déposer un dossier si vous êtes proche de ces seuils mais a priori non éligible car les critères pourraient évoluer. Sur le sujet de la circulation des engins agricoles qui est rendue impossible sur certains axes en raison de la réduction de la largeur des voies, voire à cause d'arrêtés municipaux, le réponse du préfet est mitigée. Le préfet ne fera pas usage de son pouvoir de casser des arrêtés municipaux et promet seulement de rappeler aux nouveaux maires icaunais leurs droits et devoirs en matière de circulation routière lors des réunions intercommunales de l'automne 2027. Dans le cas de la commune de Fouchères en particulier, la résolution devrait commencer plus rapidement puisque la sous-préfète de Sens engagera, après les élections municipales, une médiation entre le maire de la commune et les agriculteurs lésés. Nous avons demandé une dérogation pour les dates de taille des haies en raison des précipitations importantes. Nous attendons la concrétisation de notre demande mais il s'agira probablement d'une dérogation individuelle sur demande. Nous avons également demandé la prise en compte des cultures détruites par l'inondation des parcelles et la mise en place d'un formulaire à joindre à la déclaration PAC (comme cela avait été le cas en 2024) afin d'anticiper et d'éviter les alertes « feux rouge » du 3STR cet été.

DNC : des avancées à l’export mais la vigilance sanitaire reste indispensable

DNC : des avancées à l’export mais la vigilance sanitaire reste indispensable

Depuis plusieurs mois, la Fédération Nationale Bovine se mobilise activement pour rétablir la fluidité du commerce des bovins issus des zones vaccinales touchées par la Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC). Des avancées concrètes viennent enfin d’être obtenues. Depuis le 27 février, les autorités italiennes ont élargi leurs conditions d’importation : les bovins issus des zones vaccinales II et désormais des zones vaccinales I peuvent être exportés, sous réserve du respect des critères sanitaires. L’accord est également simplifié avec la suppression du test PCR, ce qui allège les démarches pour les éleveurs.Les exportations devraient ainsi reprendre progressivement entre mi-mars et début avril dans les territoires concernés d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine, à mesure que l’immunité collective s’installe. Ces réouvertures constituent une véritable bouffée d’oxygène pour les exploitations pénalisées depuis des mois. Pour autant, la FNB reste claire : il ne peut pas y avoir de « prix zones vaccinales ». Les animaux vaccinés doivent être valorisés au même niveau que partout ailleurs, sans décote injustifiée. Dans le même temps, la situation sanitaire rappelle que la prudence reste de mise. Un nouveau foyer a en effet été détecté le 28 février en Espagne, sur la commune de Fiscal (province de Huesca), dans un élevage de 133 bovins non vaccinés.Par mesure de précaution, une zone réglementée de surveillance a été instaurée dans un rayon de 50 km, incluant 26 communes des Hautes-Pyrénées. Pour les éleveurs concernés, les règles restent inchangées : le département demeure en zone vaccinale 2 (ZV2) et seuls les bovins valablement vaccinés depuis au moins 28 jours, accompagnés d’un laissez-passer sanitaire, peuvent sortir de la zone. Ces évolutions montrent que le combat se joue sur deux fronts : obtenir des débouchés commerciaux et garantir la protection sanitaire des troupeaux.Plus que jamais, vaccination, biosécurité et mobilisation collective restent essentielles pour défendre nos élevages, nos marchés et nos revenus.

MACF, Loi d'urgence : la FNSEA obtient les clarifications nécessaires après de multiples annonces contradictoires

MACF, Loi d'urgence : la FNSEA obtient les clarifications nécessaires après de multiples annonces contradictoires

Arnaud ROUSSEAU, Hervé LAPIE, Patrick BÉNÉZIT et Éric THIROUIN ont rencontré ce jeudi le Premier ministre et la ministre de l’Agriculture, en bilatéral, lors du Salon de l’Agriculture.   Au cours de ce rendez-vous, la FNSEA a obtenu, après les tergiversations insupportables de ce début de semaine sur le projet de Loi d’Urgence Agricole, de vraies clarifications :   · Le projet de loi sera bien un projet de loi d’urgence et pas un projet de loi de simplification. Nous avons besoin de mesures de fond incarnant un changement de logiciel. Pas d’une énième loi de simplification administrative.  · Le projet de loi sera bien à l’ordre du jour du Conseil des Ministres fin mars/début avril.  · Le texte passera bien à l’Assemblée Nationale dès le mois de mai. · Le texte sera soumis au Sénat au mois de juin. Il s’agit, sur la forme, d’une clarification essentielle. Toutefois, la vraie question est maintenant celle du contenu de la loi et c’est sur ce sujet que le débat a été particulièrement dense avec le Premier ministre. L'objectif de cette loi demandée par la FNSEA est de maintenir les sujets agricoles en haut des priorités des politiques jusqu'aux élections présidentielles. Il faut donc prioriser les mesures qui ont besoin d'être concrétisées dès maintenant.Pour rappel, la FNSEA a proposé au gouvernement une liste de mesures ambitieuses réparties en quatre chapitres : un chapitre transversal posant les bases pour la reconstruction de notre potentiel de production, un chapitre eau, un chapitre prédation et un chapitre sur les moyens de production. Cependant, la proposition de loi du gouvernement ne sera dévoilée qu'en mars, ce qui nous laisse pour l'instant dans le flou, même si ont été évoquées d'autres thématiques comme le foncier, le soutien à l'export et la commande publique. De plus, lors de ce rendez-vous, le président de la République et le Premier ministre ont confirmé que la Commission Européenne est revenue sur sa parole et ne soumettra pas la suspension du MACF au vote du Parlement européen. Nous sommes écœurés par cette énième trahison de la Commission ! La raison invoquée est que la situation ne relève pas d'un cas de force majeure, ce qui serait nécessaire pour l'annuler. Mais nous retenons surtout que la Commission Européenne n'a aucun scrupule à mentir aux milliers d'agriculteurs qui se sont mobilisés à Bruxelles puis à Strasbourg et qui attendaient la concrétisation des promesses faites en janvier. À la place de la suspension du MACF, le Premier ministre LECORNU et le commissaire européen à l’Agriculture, Christophe HANSEN, ont tous les deux évoqué la possibilité d’utiliser « une partie des revenus du MACF pour dédommager nos agriculteurs », ce qui sera loin d'être suffisant, on le sait. Évidemment, la FNSEA a répété nos attentes sur le MACF et tout le réseau reste engagé dans les négociations. Bien que le Premier ministre ait rappelé son engagement de neutralisation des effets de l’application du MACF sur les engrais pour les agriculteurs, nous sommes en attente des réponses techniques de toute urgence et les annonces contradictoires sont insupportables.  Enfin, le rendez-vous a permis de redire que la réponse du Gouvernement et de l’Europe face à la crise des producteurs de céréales était totalement insuffisante et qu’il était urgent que des annonces fortes interviennent pour redonner un peu de souffle aux céréaliers français qui font face à trois années de revenus négatifs (sans avoir de perspectives sur l’avenir à court terme au regard des prix actuels). Retrouvez en vidéo Arnaud Rousseau

L’appel à projet PSN – Accompagnement des transitions agroécologiques des productions végétales est ouvert

L’appel à projet PSN – Accompagnement des transitions agroécologiques des productions végétales est ouvert

L’accompagnement des transitions agroécologiques des productions végétales vise à encourager l’investissement dans des matériels et équipements permettant une gestion efficiente des ressources indispensables à l’agriculture (eau, sol, air), avec une meilleure maîtrise de l’impact environnemental des pratiques. Sont éligibles entre autres : Le  matériel réduisant l’impact environnemental (baisse d’intrants, économies d’énergie, gestion durable des ressources), Les équipements collectifs favorisant l’adaptation au changement climatique, Les solutions innovantes pour améliorer la performance énergétique et environnementale des exploitations. Vous pouvez déposer des dossiers jusqu'au 13 mars 2026. Retrouvez les informations complètes et déposez votre dossier ici : Accompagnement des transitions agroécologiques des productions végétales

Indemnisation pour l'influenza aviaire 2025-2026

Indemnisation pour l'influenza aviaire 2025-2026

La ministre de l’Agriculture a annoncé cette semaine l’ouverture prochaine du guichet d’indemnisation 2025-2026 pour une aide économique aux éleveurs de volailles affectés par l’épizootie d’IAHP 2025-2026, avec la mise en place d’un dispositif d’avance.  Le guichet sera ouvert d’ici début avril pour le dispositif d’indemnisation économique pour la saison d’IAHP 2025-2026 en cours. Seront éligibles les exploitations : ayant une activité d’élevage de volailles à vocation commerciale ou d’engraissement, à l’exclusion des activités de reproduction, situées dans des zones réglementées (zones de protection, zones de surveillance), pendant la saison épizootique d’IAHP 2025-2026, qu'elles aient été foyers ou non,    ayant subi des pertes économiques en raison des interdictions de mise en place et de mouvements de volailles. Les pertes induites par les vides sanitaires prolongés pourront être indemnisées à hauteur de 90 %. La FNSEA, la CFA et tout le réseau resteront pleinement engagés lors de l’élaboration des modalités de versement de cette enveloppe pour une couverture maximale des pertes subies par nos éleveurs à la hauteur des préjudices supportés.

Travaux agricoles et auto-entrepreneurs : une fausse bonne idée

Travaux agricoles et auto-entrepreneurs : une fausse bonne idée

Face au manque de temps ou de main d’œuvre, déléguer certains travaux (semis, moisson, soins aux animaux...) peut sembler une solution logique. Et le recours à un auto-entrepreneur paraît parfois simple et économique. En réalité, c'est une option interdite... et risquée.

Foire aux questions sur le fonds d'urgence céréaliers

Foire aux questions sur le fonds d'urgence céréaliers

Nous avons rassemblé les réponses aux questions qui nous ont été posées jusqu'ici sur la demande d'aide aux céréaliers. Le maïs grain compte-t-il comme céréale ?Oui. La moutarde compte-t-elle comme culture industrielle ?Non. C'est un oléagineux donc elle ne rentre en jeu dans aucun critère pour cette aide. Quelle forme doit prendre l'attestation comptable de baisse d'EBE ?Nous vous recommandons d'utiliser le modèle fourni par la DDT (Ici ou dans le mail du 18/02). Est-ce que les SCEA sont éligibles ?Seulement si au moins 50 % du capital est détenu par des exploitants agricoles. Quelle année faut-il prendre en compte pour les parts de céréales/protéagineux et de cultures industrielles dans l'assolement ?Il faut théoriquement utiliser l'assolement 2025. Cependant, si de façon exceptionnelle l'assolement 2025 ne vous permet pas de rentrer dans les critères alors que c'est possible avec vos assolements précédents, déposez une demande et informez nous en. Nous défendrons votre dossier. L'aide rentre-t-elle dans le cadre des minimis agricoles ?Oui.

Relations commerciales : la FNSEA dénonce la désertion de la grande distribution

Relations commerciales : la FNSEA dénonce la désertion de la grande distribution

Réuni le 17 février sous l’autorité de Annie GENEVARD, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, et du ministre délégué chargé du Commerce et de la Consommation, le comité de suivi des relations commerciales devait permettre de faire un point précis sur l’avancée des négociations entre producteurs, industriels et distributeurs. Mais ce rendez-vous a été marqué par une absence lourde de sens : la quasi-totalité des enseignes de la grande distribution n’a pas répondu présente (à l’exception de Lidl). Pour la FNSEA, cette désertion est tout simplement inacceptable. On ne peut pas revendiquer la défense du pouvoir d’achat des consommateurs tout en refusant de s’asseoir autour de la table pour assumer ses responsabilités dans la construction des prix alimentaires. Les remontées du terrain sont extrêmement préoccupantes : Demandes répétées de baisses de prix, Non-respect du prix de la matière première agricole, Retards de contractualisation, Et, pour finir, des prix payés aux producteurs en recul dans de nombreuses filières.Encore une fois, ce sont les agriculteurs qui risquent de payer le prix de ces négociations commerciales. La FNSEA appelle donc l’État à renforcer les contrôles et les sanctions pour faire appliquer strictement les lois EGAlim et à agir également sur les centrales d’achat européennes pour éviter tout contournement des règles françaises. Le message est clair : la rémunération des producteurs n’est pas négociable. Le réseau syndical reste pleinement mobilisé pour défendre le revenu des agriculteurs et exiger des relations commerciales plus justes et plus responsables.