L'Assemblée Générale de la section Végétale a été très animée grâce à l'intervention de Cédric BENOIST, Secrétaire Général adjoint de l'AGPB, et de Willy OLSOMMER, qui a suscité beaucoup de réactions et de discussions.
Le sujet du marché des engrais et la bataille syndicale contre le MACF notamment ont occupé l'assemblée un long moment. Cédric BENOIST a rappelé que nos instituts techniques français sont un outil très précieux : Arvalis a par exemple été capable de chiffrer le surcoût du MACF moyen pour l'agriculture française à 10€/tonne. Ces chiffres sont bien utiles pour repérer les promesses creuses du gouvernement dans les négociations : en effet, on nous promet que le MACF sera compensé par une aide à l'agriculture mais les montants sont tels qu'il faudrait pour cela doubler le budget de la PAC. Si les questions de l'assemblée n'ont pas toujours été tendres, elles ont permis d'éclaircir de nombreux aspects du contexte géopolitique et commercial actuel, pour le moins complexe.
Cédric BENOIST a également présenté tout le travail réalisé et en cours pour défendre les moyens de production et notamment l'harmonisation des autorisations des produits phytosanitaires que notre réseau demande dans la Loi d'Urgence Agricole.
Enfin, nous avons abordé la prochaine programmation PAC dont le budget est très insuffisant. Nous demandons au minimum un budget stable en prenant en compte l'inflation !
Après cette intervention, nous avons procédé aux élections du Bureau de la section, des représentants de l'Yonne en Région et à l'UPVY (Union des Productions Végétales de l'Yonne). Franck POUILLOT est réélu président de la section Végétale !
Merci à tous de votre venue !
Mardi 28, nous étions une vingtaine d'agriculteurs à manifester devant la Fédération Départementale des Chasseurs de l'Yonne contre les chasses commerciales, rejoints également par plusieurs propriétaires forestiers !
Nous avons été reçus par le Président de la FDCY, Olivier LECAS, pendant près d'une heure. Il connaissait déjà la situation que nous lui avons exposée bien sûr mais nous lui avons rappelé que nous ne sommes pas dupes ! Nous espérons que cette mobilisation le fera réfléchir à deux fois avant de soutenir aveuglément une société à but commercial à l'avenir et rappellera aux services de l'État de maintenir la pression de leur côté.
De plus, notre message a bien été relayé par les médias et notre propos bien retranscrit : nous ne sommes pas contre les chasseurs mais nous dénonçons les sociétés privées à but commercial qui ignorent leurs devoirs.
Merci à tous ceux qui ont participé à cette action !
Le 15 avril 2026 s’est tenue l’assemblée générale de la section bovine de la FDSEA.
Un temps d’échange important pour faire le point sur la vie de la section, ses perspectives et les enjeux de la filière.
La FDSEA de l’Yonne s’est rendue récemment en Côte-d’Or à l’occasion d’une réunion de la section bovin lait, organisée en présence du secrétaire général de la FNPL dans le cadre d’une visite départementale.
L’objectif de cette rencontre était de renforcer le lien entre l’échelon national et le terrain, tout en permettant des échanges directs avec les responsables de section et les éleveurs sur les grands dossiers du moment.
À la suite des récents épisodes de gel et de grêle qui ont touché plusieurs secteurs de l’Yonne, la FDSEA 89 souhaite lancer un recensement précis des dégâts constatés sur les exploitations du département. Les cultures, la vigne, l’arboriculture, mais aussi certaines productions spécialisées ont pu être fortement impactées, avec des conséquences parfois importantes sur le potentiel de récolte. Dans ce contexte, il est indispensable de mesurer rapidement l’ampleur des pertes sur le terrain afin d’évaluer la possibilité de déposer une demande d’ISN (Indemnité de Solidarité Nationale) auprès des services de l’État. Si votre exploitation a subi des dommages liés au gel ou à la grêle, nous vous invitons à répondre au formulaire de recensement dès que possible : Pour remplir le formulaire cliquez ici La FDSEA 89 reste pleinement mobilisée pour défendre les exploitations touchées et vous tiendra informés des suites données à ce dossier.
Une consultation publique portant sur le MACF s'est terminée ce jeudi 26 mars. Elle a été ouverte dans le cadre de la transcription de la loi européenne vers le droit français. Les services de la FNSEA ont identifié à cette occasion un article qui pouvait nous permettre d'exiger à nouveau l'exclusion des engrais du dispositif ou, a minima, la transparence du montant de la taxe jusqu'à la facture remise à l'agriculteur. L'idée derrière cette demande est d'empêcher l'augmentation abusive des marges sous prétexte de la taxe et de pouvoir demander plus tard le remboursement de la taxe, comme c'est le cas pour la taxation sur le GNR.
La FDSEA de l'Yonne a déposé la contribution suivante :
Le MACF appliqué aux engrais fait exploser le coût des intrants dans un contexte agricole déjà en difficulté.
Le prix des engrais est en hausse continue : dans l'Yonne, on trouve par exemple de la solution azotée pour 482 €/t et de l'ammonitrate en big bag pour 575 €/t en date du 25 mars 2026. Cela correspond environ à un prix de l'unité d'azote de 1,6 €/U contre 0,90 €/t environ auparavant. Le conflit en Iran laisse de plus présager une poursuite de la hausse dans les mois qui viennent.
Or, la situation économique des exploitations agricoles est déjà très dégradée, notamment chez les producteurs de céréales (Otex 15) dont les revenus sont négatifs depuis trois années consécutives. C'est justement la reconnaissance de cette crise qui a poussé le gouvernement français à débloquer 40 millions d'euros pour soutenir la filière sous la forme d'un fonds d'urgence pour les céréaliers et pour réalimenter le budget des prises en charges de cotisations MSA. Cependant, cette aide est insuffisante pour sauver la moindre exploitation céréalière et cette filière n'est pas la seule en danger. Les éleveurs ont également besoin de fertiliser les prairies pour produire suffisamment de fourrage.
L'agriculture française ne pourra pas supporter en plus de tout cela les effets spéculatifs sur les prix des engrais que provoque déjà l'application précipitée du MACF alors que les règles de calcul du coût lié au MACF ne sont pas encore suffisamment définies et communiquées. Certaines données, notamment les facteurs d’émission selon les pays et les procédés de production, ne sont pas finalisées ou reposent sur des estimations approximatives. En conséquence, les importateurs d'engrais ont réhaussé les prix arbitrairement alors que ni les stocks ni le montant estimé de la taxe ne le justifie.
Nous maintenons donc notre demande d’exclusion des engrais azotés du dispositif MACF à l’échelle européenne ; dans l’attente, nous exigeons davantage de clarté et de prévisibilité sur son fonctionnement.
En attendant la suppression du MACF pour les engrais, il est absolument nécessaire de limiter l’augmentation de prix qu'il provoque en exigeant transparence et lisibilité jusqu’au niveau de l’agriculteur.
En effet, pour réduire les risques de fraude ou de comportements opportunistes d'augmentation des prix, le coût du MACF doit être rendu accessible et compréhensible pour l’ensemble des acteurs économiques. Il est indispensable de retracer, pour chaque intermédiaire, la manière dont le coût du MACF est répercuté ; cette traçabilité requiert un affichage en bas de facture jusqu’à l’utilisateur final, à savoir : l’agriculteur. Cette transparence permettra à l’exploitant de solliciter la compensation de ce surcoût. Il n'appartient en effet pas aux agriculteurs d’assumer le financement de la décarbonation.
La présente ordonnance pourrait permettre de mettre en place les outils de cette transparence afin d'éviter les anomalies de marché ou les marges abusives sur les engrais en lien avec le coût du MACF.
La campagne PAC 2026 arrive à grands pas et comme chaque année, anticipation rime avec sérénité.
Pour cette nouvelle campagne, la FDSEA 89 renforce son accompagnement en s’équipant d’un nouvel outil de vérification des dossiers. Cet outil permet d’effectuer une double vérification complète de votre déclaration PAC afin de limiter au maximum les erreurs de saisie, souvent sources de pénalités ou de retards de paiement.
Mais il va plus loin : il permet également de s’assurer que l’ensemble des aides auxquelles vous pouvez prétendre est bien mobilisé. L’objectif est clair : ne rien laisser passer et optimiser votre dossier au maximum.
Dans un contexte réglementaire toujours plus complexe, cette solution vient renforcer la qualité de l’accompagnement proposé par la FDSEA 89, avec une double ambition :
sécuriser votre déclaration,
valoriser pleinement votre exploitation.
Nous vous accompagnons ainsi dans la réalisation complète de votre PAC pour vous faire gagner du temps et aborder la campagne en toute tranquillité.
Pour les abonnés « Mes Parcelles », aucun souci : nous assurons le lien avec Télépac pour une gestion simplifiée et sans stress.
Afin d’organiser au mieux notre planning et de vous garantir un créneau, les pré-inscriptions sont ouvertes dès maintenant.
Inscrivez-vous ici : https://forms.gle/NKeWqzoJN1skho2u5
Tarifs adhérents :
120 € HT la première heure
50 € HT par demi-heure supplémentaire
Faire appel à la FDSEA 89, c’est bénéficier d’un accompagnement personnalisé, d’une expertise terrain et désormais d’un outil performant au service de votre dossier.
Plus que jamais, l’enjeu est d’aborder votre déclaration PAC avec sérénité, avec un dossier fiable, complet et optimisé.
L'appel à projet « Modernisation et adaptation des exploitations d'élevage au dérèglement climatique » est ouvert du 17 mars au 17 avril 2026.
L’intervention vise à accompagner les exploitations d’élevage de la région afin de favoriser leur adaptation au dérèglement climatique et de renforcer leur compétitivité tout en préservant l’environnement.
Sont notamment soutenus :
• La création, la rénovation, l’extension et l’aménagement des bâtiments d’élevage.
• L’amélioration de la performance énergétique des bâtiments et de la production.
• Les équipements et constructions pour la gestion des effluents d’élevage.
• Les investissements favorisant la résilience au dérèglement climatique (stockage eau et fourrage).
Retrouvez toutes les informations sur ce lien : Modernisation et adaptation des bâtiments d'élevage.
De plus, l'appel à projet « Investissements pour la diversification des activités et des productions agricoles » devrait ouvrir le 26 mars.
Objectif :
Favoriser la diversification des productions et des activités agricoles afin de renforcer la pérennisation, la compétitivité et le revenu des exploitations.
Exemples d'actions soutenues : achat, construction et aménagement de bâtiment pour la mise en place et le développement de productions émergentes, ainsi que pour la transformation, le conditionnement et la commercialisation.
Le dispositif d'aide aux petits investissement a ouvert, pour des investissements entre 2 000 et 10 000 €, avec un taux d'aide de 20 % (+majorations éventuelles), dans des domaines divers incluant biosécurité, équipements pour faciliter le travail.
Ce dispositif complète le panel d'aide FEADER qui ne couvre pas les petits montants. Vous pouvez déposer une demande par an. N'hésitez pas à vous renseigner !
Le 5 mars dernier, le Forum des Céréaliers organisé dans le cadre de la tournée régionale de l’AGPB a réuni une cinquantaine d'agriculteurs. Un rendez-vous attendu, lors duquel les producteurs ne se sont pas privés d'exprimer leur frustration face à la situation de la filière, ce qui a permis au président de l'AGPB et de la FOP de défendre leur travail et revenir sur les combats gagnés et ceux en cours.
Pour introduire la rencontre, Eric THIROUIN et Benjamin LAMMERT (respectivement présidents de l'AGPB - producteurs de blé - et de la FOP - producteurs d'oléoprotéagineux) ont brossé les évolutions et le travail passés des filières de SCOP, avec comme constat : on évoque avec nostalgie les « 30 glorieuses » mais depuis une trentaine d’années, la donne a changé : volatilité des marchés, explosion des charges, inflation, accumulation de normes, concurrence internationale… Ces « 30 laborieuses » ont profondément fragilisé les exploitations.
Face à ces enjeux, l’AGPB et les filières végétales poursuivent leur action sur de nombreux volets.Dans l'immédiat, les syndicats des grandes cultures ont demandé à l'État français un soutien économique immédiat aux exploitations et une enveloppe de 100 millions d’euros a été demandée à la Commission européenne. Le lancement du fonds d'urgence, bien qu'insuffisant, montre surtout que le message porté par les syndicats des grandes cultures depuis 2023 commence à être entendu et le regard des politiques commence à changer : oui les productions végétales peuvent aussi avoir besoin de soutien. C'est particulièrement le cas dans les Zones Intermédiaires dans lesquelles se trouve toute la région de Bourgogne : plusieurs agriculteurs ont pris la parole pour exprimer leur lassitude sur ce dossier, lancé depuis de nombreuses années et pourtant toujours en attente d'avancées concrètes. En réaction, les présidents des deux syndicats ont réaffirmé leur position de premiers défenseurs des intérêts des Z.I.
En conséquence, la profession attend désormais des actes durables : - l’adoption rapide d’une loi d’urgence agricole, - La prolongation de la suspension des droits de douanes sur les engrais, aujourd’hui prévue pour un an et des clarifications rapides sur le MACF, - la construction d’un véritable plan de souveraineté sur les engrais.
De plus, pour sécuriser les revenus dans un contexte de volatilité accrue, les outils de gestion des risques doivent évoluer. La profession a par exemple obtenu l’adaptation du calcul de la moyenne olympique pour l'assurance récolte (passée de 5 à 8 ans), la limitation des volumes de blé ukrainien sur le marché européen (revenu au même niveau qu'avant la guerre). Elle ne manque pas d'autres pistes de travail, comme le rehaussement du prix d'intervention sur le blé (aujourd'hui à 101 €/t…) pour remettre en place un véritable filet de sécurité.
Les différents intervenants ont également souligné plusieurs fois l'importance de développer des solutions avec les acteurs économiques. Bien que le rôle du syndicalisme soit d'abord d’être un contre-pouvoir, le monde agricole ne peut pas attendre que les solutions viennent uniquement du pouvoir politique. Il faut aussi agir sur le plan économique, en travaillant avec les coopératives, les opérateurs et l’ensemble de la filière.
Enfin, selon Eric THIROUIN, nous sommes aujourd'hui à un moment charnière, à la fin d'un cycle économique. Alors après les « 30 glorieuses » et les « 30 laborieuses », une question s’impose : comment inventer les trois prochaines décennies ? Les décisions politiques, commerciales et environnementales prises aujourd’hui conditionneront directement la capacité de production et la souveraineté alimentaire de demain. Un défi que relèvent les syndicats des filières de grandes cultures.
La FDSEA avait sollicité le préfet pour une rencontre dans un courrier relevant tous les sujets préoccupants de l'actualité départementale et nationale, allant du MACF aux problèmes de circulation des engins agricoles.
Cette rencontre a eu lieu ce mardi 3 mars, en présence des directrice et directrice adjointe de la DDT.
Nous avons porté nos revendications sur plusieurs sujets nationaux pour les faire remonter via les services de l'État : application de la loi Duplomb, registre phyto numérique, MACF.
Plusieurs sujets locaux ont également été abordés :
Nous avons fait un bilan à mi-parcours de l'aide d'urgence aux céréaliers : 270 dossiers ont été déposés dans l'Yonne sur les 1000 attendus. Compte tenu de ce faible taux de réalisation, nous avons plaidé en faveur d'une modification des seuils de 60 % de céréales/protéagineux et de 10 % de cultures industrielles. Nous vous encourageons à déposer un dossier si vous êtes proche de ces seuils mais a priori non éligible car les critères pourraient évoluer.
Sur le sujet de la circulation des engins agricoles qui est rendue impossible sur certains axes en raison de la réduction de la largeur des voies, voire à cause d'arrêtés municipaux, le réponse du préfet est mitigée. Le préfet ne fera pas usage de son pouvoir de casser des arrêtés municipaux et promet seulement de rappeler aux nouveaux maires icaunais leurs droits et devoirs en matière de circulation routière lors des réunions intercommunales de l'automne 2027. Dans le cas de la commune de Fouchères en particulier, la résolution devrait commencer plus rapidement puisque la sous-préfète de Sens engagera, après les élections municipales, une médiation entre le maire de la commune et les agriculteurs lésés.
Nous avons demandé une dérogation pour les dates de taille des haies en raison des précipitations importantes. Nous attendons la concrétisation de notre demande mais il s'agira probablement d'une dérogation individuelle sur demande. Nous avons également demandé la prise en compte des cultures détruites par l'inondation des parcelles et la mise en place d'un formulaire à joindre à la déclaration PAC (comme cela avait été le cas en 2024) afin d'anticiper et d'éviter les alertes « feux rouge » du 3STR cet été.
La DRAAF BFC réalise de mi-janvier à avril 2026 une enquête auprès des agriculteurs de la région sur leurs pratiques culturales de la campagne 2025. La même enquête est menée régulièrement et simultanément dans toutes les DRAAF de France dans le but de reconstituer des itinéraires techniques culturaux sur les parcelles et suivre leur évolution. Elle sert à fournir des indicateurs agronomiques et environnementaux aux exploitants agricoles.
Un échantillon d'exploitations de l'Yonne a donc déjà reçu ou va recevoir un courrier pour les prévenir du passage de l'enquêteur.
Cette enquête est obligatoire mais vous n'avez pas d'inquiétude à avoir car il ne s'agit en aucun cas d'un contrôle.