Actualités

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Dérogation à l’implantation des CIPAN

Dérogation à l’implantation des CIPAN

Nous avons eu la confirmation qu’un projet d’arrêté permettant de déroger à certaines obligations sur les CIPAN a été validé. L’arrêté devrait être publié très vite et rendre officielles les dérogations suivantes : Intercultures courtes :Il n’y aurait plus d’obligation d’implanter un couvert végétal d’interculture courte ou d’obtenir et de laisser en place 1 mois des repousses de colza. Intercultures longues en Zones Vulnérables Nitrates :Laisser un couvert présent 8 semaines et au moins jusqu’au 15 octobre restera obligatoire. Cependant, toute repousse qui parviendrait à s’implanter même tardivement constituerait un couvert végétal et un piège à nitrates suffisant. Des repousses de colza, de céréales, voire même d’adventices, pourraient être considérées comme un couvert suffisant et ce, sans critère d’homogénéité et de densité du couvert. La limite de 20 % de repousses de céréales sur l’exploitation est aussi levée. La durée de présence du couvert végétal est calculée à partir de la date de récolte ou de la dernière intervention du travail du sol. L’essentiel est donc de laisser la parcelle sans intervention pendant 8 semaines avant la préparation des semis. Ainsi, le « couvert » sera validé même si les repousses n’apparaissent en fait que les dernières semaines. Intercultures longues en Zones d’Action Renforcées (ZAR)Le couvert d’interculture restera obligatoire mais sans date limite de mise en place (normalement avant le 10 septembre). De plus, comme pour les autres zones, toute repousse constituera un couvert suffisant. L’interdiction des repousses de céréales qui est normalement en vigueur dans les ZAR sera donc levée. Pour être protégé(e) en cas de contrôle, si jamais le couvert était détruit par une future vague de sec, nous vous conseillons de prendre des photos géolocalisées des repousses à l'aide d'applications dédiées.

 ESOD – Le renard classé nuisible dans l'Yonne

ESOD – Le renard classé nuisible dans l'Yonne

La mobilisation de la FNSEA et de l’ensemble de son réseau porte ses fruits : l’arrêté ESOD publié le 21 août dernier prend en compte des demandes que nous avons portées. Dans un contexte climatique et économique inédit, cet arrêté permet la mise en œuvre de moyens indispensables pour préserver les semis et les cultures et poursuivre l’activité agricole face aux attaques incessantes d’espèces à l’origine de dégâts considérables. Dans l'Yonne, l'arrêté réintroduit en particulier le renard dans la liste des espèces nuisibles, au côté de la corneille noire et du corbeaux freux. Il pourra ainsi être détruit, seulement dans certaines communes, par piégeage, jusqu'à 50 m maximum autour des terrains ou des bâtiments d'élevage avicole, ainsi que des volières à ciel ouvert et des parcs de prélâchés. Le piégeage du renard est autorisé dans les communes suivantes : Ancy-le-Libre, Angely, Arcy-sur-Cure, Armeau, Arthonnay, Augy, Auxerre, Bagneaux, Bléneau, Boeurs-en-Othe, Brannay, Brienon-sur-Armançon, Bussy-en-Othe, Bussy-le-Repos, Carisey, Chailley, Champcevrais, Champignelles, Champigny, Champlay, Champlost, Champs-sur-Yonne, Chamvres, Charbuy, Charny Orée de Puisaye, Chassy, Châtel-Gérard, Cheney, Cheu, Chevannes, Compigny, Coulangeron, Coulours, Courgenay, Courlon-sur-Yonne, Courson-les-Carrières, Courtoin, Cudot, Deux Rivières, Diges, Dissangis, Dixmont, Dollot, Domats, Domecy-sur-Cure, Dracy, Escamps, Esnon, Étais-la-Sauvin, Étivey, Évry, Foissy-sur-Vanne, Fontaines, Fouchères, Fournaudin, Fulvy, Grimault, Gron, Guillon-Terre-Plaine, Gy-l'Évêque, Hauterive, Joigny, Jouancy, Joux-la-Ville, La Belliole, La Ferté-Loupière, Lain, Lainsecq, Lalande, Lavau, Le Val d'Ocre, Les Clérimois, Les Hauts de Forterre, Les Ormes, Les Sièges, Leugny, Lévis, Lichères-près-Aigremont, Ligny-le-Châtel, Lucy-sur-Cure, Maillot, Malay-le-Grand, Massangis, Mélisey, Mercy, Méré, Merry-la-Vallée, Merry-Sec, Mézilles, Michery, Migé, Molinons, Molosmes, Mont-Saint-Sulpice, Montillot, Mouffy, Moulins-sur-Ouanne, Moutiers-en-Puisaye, Nailly, Neuvy-Sautour, Noyers, Ouanne, Pailly, Paron, Pasilly, Passy, Perceneige, Perrigny, Piffonds, Pisy, Plessis-Saint-Jean, Poilly-sur-Tholon, Pont-sur-Yonne, Précy-le-Sec, Quarré-les-Tombes, Quenne, Quincerot, Rogny-les-Sept-Écluses, Ronchères, Rugny, Saint-Clément, Saint-Cyr-les-Colons, Saint-Fargeau, Saint-Léger-Vauban, Saint-Loup-d'Ordon, Saint-Martin-des-Champs, Saint-Martin-du-Tertre, Saint-Martin-d'Ordon, Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes, Saint-Privé, Saint-Sérotin, Saint-Valérien, Sainte-Colombe, Saints-en-Puisaye, Sarry, Sauvigny-le-Bois, Sementron, Senan, Sépeaux-Saint Romain, Sergines, Sommecaise, Sormery, Soucy, St Bris-le-Vineux, St Georges-sur-Baulche, St Martin-des-Champs, Subligny, Tannerre-en-Puisaye, Thory, Thury, Treigny-Perreuse-Sainte-Colombe, Tronchoy, Turny, Vallan, Vallées de la Vanne (Les), Valravillon, Varennes, Vault-de-Lugny, Venoy, Verlin, Vernoy, Villebougis, Villeneuve-l'Archevêque, Villeneuve-la-Dondagre, Villeneuve-les-Genêts, Villeneuve-sur-Yonne, Villeroy, Villevallier, Villiers-les-Hauts, Villiers-Saint-Benoît, Villon, Vinneuf, Voisines. Le corbeau freux et la corneille peuvent être détruits dans l'ensemble du département. Pour rappel : le tir dans les nids est interdit.

CDCFS : report de l’ouverture du gibier d’eau, une décision de bon sens face à la sécheresse

CDCFS : report de l’ouverture du gibier d’eau, une décision de bon sens face à la sécheresse

Saisis en urgence par la Direction Départementale des Territoires (DDT) dans le cadre de la CDCFS, la FDSEA et les JA de l’Yonne ont été consultés sur la demande de la LPO visant à reporter l’ouverture anticipée de la chasse au gibier d’eau, initialement fixée au 21 août, à la date de l’ouverture générale du 20 septembre 2026. Dans un contexte de sécheresse exceptionnelle, marqué par des niveaux d’eau particulièrement faibles et une dégradation importante des milieux aquatiques, nous avons donné un avis favorable à ce report, au nom du bon sens paysan et de la responsabilité collective. Nous considérons toutefois que cette situation doit également conduire les chasseurs à se focaliser sur la régulation du sanglier, notamment par la chasse à l’approche et à l’affût à proximité des cultures encore en place, en particulier les maïs et les tournesols. Alors que le monde agricole alerte depuis plusieurs semaines sur les conséquences de la sécheresse et attend des réponses concrètes, nous regrettons que la demande de la LPO ait pu être instruite dans des délais aussi courts. Face à une situation exceptionnelle, les difficultés de tous les acteurs du territoire doivent être considérées avec la même réactivité et la même attention.

Incendies : les agriculteurs en première ligne pour protéger les territoires

Incendies : les agriculteurs en première ligne pour protéger les territoires

Nous ne sommes qu’au début de l’été et le premier bilan des incendies s’annonce d’ores et déjà comme l’un des plus lourds jamais enregistrés. Face à des flammes d’une violence exceptionnelle, capables de ravager des centaines d’hectares en seulement quelques heures, les agriculteurs sont en première ligne. Ils sont à la fois victimes des feux et acteurs de la lutte. Cette réalité, trop méconnue, illustre une nouvelle fois le rôle essentiel que jouent les agriculteurs dans notre société, notamment dans le combat contre les incendies.

Dérogation jachères : le réseau maintient la pression !

Dérogation jachères : le réseau maintient la pression !

La FDSEA de l'Yonne a demandé la dérogation permettant la fauche des jachères, sans réponse malgré nos relances. Pourtant, la Côte-d'Or l'a obtenue ! À ce jour, nous restons sans solutions pour l'Yonne, nous espérons avoir un retour début de semaine. Bien que récolter les jachères n'a plus trop de sens en terme de qualité fourragère... La FNSEA a également obtenu la semaine dernière une dérogation nationale mais l'autorisation obtenue ne concerne que les départements soumis à l'obligation de débroussaillement, donc principalement des départements du sud du pays.  La FNSEA et la FDSEA de l'Yonne dénoncent la mollesse de la réaction du gouvernement sur cette dérogation jachère, comme sur toutes les autres urgences climatiques : excès d'eau, gel intenses... Derrière, ce sont des récoltes perdues en quelques jours, des troupeaux qui souffrent, des trésoreries fragilisées, des hommes et des femmes exposés, éprouvés, physiquement et moralement. Travailler avec le climat fait partie intégrante de nos métiers. Nous trouvons des solutions pour adapter nos pratiques et nous appliquons les bons gestes pour nos récoltes, nos animaux et nos salariés. Mais quand le contexte national devient aussi sensible que ces derniers jours, la mollesse de réaction du Gouvernement face à nos demandes est tout bonnement inadmissible ! Il faut cesser de réagir à chaque aléa climatique comme si c’était la première fois qu’il se présentait ! L’agriculture a besoin d’un cap. La loi d’urgence doit apporter des réponses structurelles : simplification, sécurité économique et sanitaire... Et surtout, elle doit traiter sans détour la question de l’eau. Sans oublier la perspective de l’élection présidentielle 2027 : que ce que nous vivons aujourd’hui soit l’électrochoc nécessaire : il nous faut une vision de long terme pour notre agriculture et des moyens adaptés pour assurer la continuité de la production ! 

Enquête Chambre d'Agriculture - moissons 2026

Enquête Chambre d'Agriculture - moissons 2026

Comme chaque année, la Chambre d'Agriculture lance son enquête moisson. Prenez quelques minutes pour y participer : vos réponses alimenteront nos échanges lors des réunions moisson. Les données sont traitées de manière anonyme et vous recevrez des synthèses actualisées tout au long de l'été selon l'avancement des récoltes. Pour disposer d'une photographie fidèle de la campagne, il est important de saisir aussi bien les bons que les mauvais résultats. Merci également d'en parler autour de vous afin de recueillir un maximum de retours terrain. Liens pour répondre : Blé tendre d'hiver :  Enquête récolte 2026 - BLÉ TENDRE D'HIVER Colza :   Enquête récolte 2026 - COLZA Orge d'hiver et OP semée d'automne :  Enquête récolte 2026 - ORGE D'HIVER et ORGE DE PRINTEMPS semée d'Automne Orge de printemps :  Enquête récolte 2026 - ORGE DE PRINTEMPS Pois d'hiver et pois de printemps :  Enquête récolte 2026 - POIS D'HIVER et POIS DE PRINTEMPS Autres légumineuses (féveroles d'hiver et de printemps, lentilles, ...) :  Enquête récolte 2026 - AUTRES LÉGUMINEUSES : Féverole d'hiver et Féverole de printemps, Lentille, … Autres céréales (avoine, blé dur, blé tendre de printemps, triticale, seigle, ...) :  Enquête récolte 2026 - AUTRES CEREALES : Avoine, Blé dur, Blé tendre de printemps, Triticale, Seigle… Moutarde :  Enquête récolte 2026 - MOUTARDE Lin :  Enquête récolte 2026 - LIN  Merci beaucoup pour votre participation !

Nouveau mandat à la FDSEA de l'Yonne

Nouveau mandat à la FDSEA de l'Yonne

Charles BARACCO élu président de la FDSEA de l'Yonne : un nouveau mandat au service des agriculteurs

Sangliers : communes points noirs pour 2026-2027

Sangliers : communes points noirs pour 2026-2027

Les communes classées « points noirs » pour la saison de chasse 2026 - 2027 viennent d'être fixées par arrêté. Sont nouvellement classées : SAINT-LÉGER-VAUBAN, LUCY-SUR-YONNE, FOURONNES, GRIMAULT, RUGNY, TONNERRE, AUXERRE, DEUX-RIVIÈRES, CHEMILLY-SUR-YONNE, COLLAN, DYÉ, MALIGNY, ROUVRAY, VENOY, CHAILLEY, VAUMORT, CHAUMONT, ÉVRY, LA POSTOLLE. Pour rappel, l'agrainage est interdit dans les communes « points noirs ». Cependant, le Schéma Départemental de Gestion Cynégétique prévoit la possibilité de demander des dérogations à cette interdiction. Certaines dérogations ont été attribuées en Comités Techniques Locaux sur les communes de : LA POSTOLLE, COURGENAY, FOISSY, THORIGNY-SUR-OREUSE, SAINTE-COLOMBE, COUTARNOUX, MASSANGIS. D'autres ont été demandées de façon exceptionnelle après les CTL. Consultés pour avis, nos représentants s'y sont opposés et nous n'avons pas encore été informés de la décision.

La FDSEA refuse de faire porter aux agriculteurs toute la responsabilité de la plantation de haies !

La FDSEA refuse de faire porter aux agriculteurs toute la responsabilité de la plantation de haies !

La FNSEA a demandé la simplification du régime de la haie par la mise en place d'un « guichet unique ». Ce « guichet » doit permettre d'adresser une seule déclaration ou demande d'autorisation à un seul interlocuteur qui, au regard de toutes les réglementations concernant les haies (conditionnalité PAC, espèces protégées, etc.), rendra une seule autorisation. Cela doit permettre de réaliser les travaux d'entretien, de déplacement des haies dans les règles, avec moins de casse-tête. Dans ce cadre, la priorité aujourd’hui pour les préfets est de déterminer dans chaque département des coefficients de compensation applicables aux haies. Un ratio de 1 pour 1 signifierait pour chaque mètre linéaire de haie arrachée, la même longueur devra être replantée. Sauf que l'objectif de l'administration n'est pas de se limiter à un ratio de 1. Le projet d'arrêté actuel prévoit jusqu'à une compensation au double de la longueur de haie arrachée, sans aucune aide financière ! Cela revient à faire payer les agriculteurs pour des destructions de haies survenues bien avant le début de leur propre carrière, à une époque où elles étaient encouragées par des politiques publiques ! Pour la FDSEA de l'Yonne, si le gouvernement ne peut pas financer son ambitieuse politique d'implantation de haies, il doit revoir ses objectifs à la baisse ! La FDSEA  a donc rendu un avis défavorable au projet d'arrêté, s'opposant non seulement à tout ratio de compensation supérieur à 1 mais aussi à la systématisation de la compensation. Dans certaines zones du département, le réseau de haies est déjà dense et les agriculteurs qui voudraient en supprimer quelques mètres pour faciliter l'accès ou le travail dans leur parcelle devraient pouvoir le faire ! Nous avons également rappelé que le maintien des haies existantes passerait avant tout par la simplification de leur entretien et qu'il était donc nécessaire de : Simplifier certaines règlementations, notamment celle sur les espèces protégées ; Assouplir les périodes d’interdiction de taille des haies ; Et enfin, de faire preuve de confiance, de cohérence et de reconnaissance envers les agriculteurs qui travaillent au quotidien pour la transition agro-environnementale.

Assemblée Générale 2026 de la FDSEA de l'Yonne : une journée marquante entre bilan, renouvellement et perspectives d'avenir

Assemblée Générale 2026 de la FDSEA de l'Yonne : une journée marquante entre bilan, renouvellement et perspectives d'avenir

Ce jeudi 4 juin 2026, la FDSEA de l'Yonne a tenu son Assemblée Générale annuelle à Perrigny, devant une salle réunissant de nombreux adhérents, élus et partenaires. Cette édition revêtait une importance particulière puisqu'il s'agissait d'une année élective marquant la fin d'un mandat de neuf années pour le président, Damien BRAYOTEL. Une matinée consacrée à la vie statutaire du syndicat et aux échanges La matinée a été ouverte par Damien BRAYOTEL, président de la FDSEA de l'Yonne, qui a accueilli les participants avant d'entamer les travaux statutaires. Le rapport financier a ensuite été présenté par le trésorier, Christophe PERRET, en présence du commissaire aux comptes, Xavier ALLARD. Après validation des comptes, Hélène DAPVRIL a procédé à la présentation des résultats des élections pour le mandat à venir. Cette séquence a permis de dévoiler les nouveaux présidents de canton qui représenteront les agriculteurs sur l'ensemble du département, ainsi que les membres du 5ème collège qui intégreront officiellement le Conseil d'Administration à compter du 15 juin prochain. L'assemblée a ensuite vécu un moment particulier avec l'intervention de Catherine BRICOUT, secrétaire-comptable de la FDSEA. Après 43 années passées au service des adhérents de l'Yonne, elle a retracé les grandes étapes de sa carrière, partageant souvenirs, anecdotes et moments forts qui ont marqué l'histoire du syndicat. Un témoignage sincère et chargé d'émotion salué chaleureusement par l'ensemble des participants. La matinée s'est poursuivie par un temps d'échanges syndicaux animé par Franck POUILLOT, aux côtés d'Hervé LAPIE, secrétaire général de la FNSEA, et de Stéphane SAUCE, président de la FRSEA Bourgogne-Franche-Comté. Les adhérents ont pu les interroger sur les grands enjeux agricoles actuels, les perspectives d'avenir pour les exploitations et les orientations défendues par le réseau FNSEA dans un contexte économique, réglementaire et politique particulièrement instable et exigeant. Un après-midi placé sous le signe du dialogue avec les élus Après un déjeuner convivial favorisant les échanges entre adhérents, plus d'une centaine de personnes ont pris part à l'après-midi dédiée aux débats et aux interventions des élus. Introduite par Sébastien NEVEUX, 3ème vice-président, cette séquence a permis à plusieurs personnalités politiques de s'exprimer sur les enjeux agricoles du territoire. Christian DESCHAMPS, agriculteur, maire et conseiller départemental, a tout d'abord dressé un portrait du département de l'Yonne en mettant en lumière la richesse et la diversité de ses terroirs, ainsi que la place essentielle de l'agriculture dans son développement économique et son attractivité. Le député Julien ODOUL a ensuite présenté sa vision de la politique agricole actuelle et son analyse des difficultés rencontrées par les agriculteurs. La députée, Sophie-Laurence ROY, est revenue sur la loi d'urgence agricole et a détaillé la position de son groupe politique sur les principaux textes récemment examinés au Parlement. Les sénateurs de l'Yonne ont ensuite pris la parole. Dominique VÉRIEN a rappelé son engagement aux côtés du monde agricole et sa vigilance sur les dossiers impactant directement les exploitations. Jean-Baptiste LEMOYNE a quant à lui insisté sur les enjeux actuellement débattus au Sénat et sur la nécessité de poursuivre un travail étroit avec les représentants professionnels agricoles. Laurent DUPLOMB : un plaidoyer pour une agriculture de production Temps fort de cette Assemblée Générale, l'intervention de Laurent DUPLOMB, agriculteur et sénateur de Haute-Loire, a captivé l'assistance pendant près de deux heures. Reconnu pour son franc-parler et sa connaissance approfondie des réalités du terrain, Laurent DUPLOMB a livré une analyse sans détour des défis auxquels fait face l'agriculture française. Il a notamment défendu une agriculture de production capable de garantir la souveraineté alimentaire du pays, tout en dénonçant les surtranspositions réglementaires et l'accumulation des contraintes administratives qui fragilisent la compétitivité des exploitations françaises. Au fil de son intervention, il a plaidé pour davantage de pragmatisme dans les décisions publiques, une meilleure reconnaissance du rôle des agriculteurs et une simplification des normes afin de permettre aux exploitants de se consacrer pleinement à leur métier. Son discours, mêlant convictions, exemples concrets et humour, a suscité de nombreuses réactions et échanges au sein de l'assemblée. À l'issue de cette intervention, les adhérents ont pu dialoguer directement avec les six élus présents lors d'une séance de questions-réponses particulièrement riche. Une équipe renouvelée pour relever les défis de demain La journée s'est achevée par les traditionnels discours de clôture. Hervé LAPIE, au nom de la FNSEA, a rappelé l'importance de l'unité syndicale face aux défis à venir et a adressé ses encouragements à l'ensemble des agriculteurs icaunais à l'approche des moissons. Les représentants des Jeunes Agriculteurs de l'Yonne, Antoine VAX et Charles BARACCO, ont souligné l'importance du renouvellement des générations et de l'accompagnement des futurs installés pour assurer l'avenir de l'agriculture dans notre département. Arnaud DELESTRE, président de la Chambre d'Agriculture de l'Yonne, a également rappelé la nécessité de poursuivre le travail collectif entre les différentes organisations professionnelles afin de répondre aux attentes des agriculteurs et de préparer l'avenir de la profession. Enfin, Damien BRAYOTEL a conclu cette journée avec une émotion particulière. Après neuf années passées à la présidence de la FDSEA de l'Yonne, il a officiellement tiré sa révérence, laissant place à une nouvelle équipe qui prendra ses fonctions à la mi-juin. Nous tenons à saluer son engagement sans faille, sa détermination et sa ténacité dans les nombreux combats menés pour défendre l'agriculture icaunaise. Nous adressons également nos remerciements à tous les administrateurs qui l'ont accompagné durant ces années et qui ont contribué, à ses côtés, à porter la voix des agriculteurs du département. La FDSEA de l'Yonne remercie chaleureusement l'ensemble des adhérents, élus, partenaires et invités qui ont participé à cette belle journée d'échanges, de réflexion et de convivialité.

Les acteurs de l’emploi et de la profession agricole renforcent leur partenariat dans l’Yonne

Les acteurs de l’emploi et de la profession agricole renforcent leur partenariat dans l’Yonne

Ce vendredi 5 juin 2026, le Domaine THIBAUT à Quenne a accueilli une rencontre placée sous le signe de l’emploi et de l’avenir de l’agriculture icaunaise. Organisée à l’initiative de l’ANEFA Bourgogne–Franche-Comté, cet après-midi a réuni les représentants de la Commission Paritaire Régionale de l’Emploi (CPRE), de France Travail, de la FDSEA de l’Yonne, des Jeunes Agriculteurs de l’Yonne, de la Chambre d’agriculture de l’Yonne, ainsi que de nombreux partenaires institutionnels et professionnels. Une immersion au cœur d’une exploitation agricole Après un accueil des participants, les invités ont été conviés à une visite du Domaine THIBAUT. Cette découverte du terrain a permis aux différents acteurs de l’emploi et de l’agriculture d’échanger concrètement sur les réalités du métier, les besoins en main-d’œuvre et les évolutions auxquelles les exploitations agricoles doivent aujourd’hui faire face. Cette visite a également mis en lumière la diversité des compétences mobilisées au sein des entreprises agricoles et les nombreuses opportunités professionnelles qu’offre le secteur. Un engagement collectif pour répondre aux défis de demain La seconde partie de l’après-midi a été consacrée à la présentation des enjeux de l’emploi agricole dans l’Yonne et des engagements portés par les différents partenaires. Face au renouvellement des générations, aux besoins croissants de recrutement et aux mutations économiques, environnementales et technologiques du secteur, les intervenants ont rappelé l’importance d’une mobilisation collective pour accompagner les entreprises agricoles et favoriser l’attractivité des métiers. Les échanges ont souligné plusieurs priorités : mieux anticiper les besoins en compétences, faciliter l’accès aux métiers agricoles, développer la formation et l’alternance, sécuriser les parcours professionnels et accompagner les projets d’installation et de reprise d’exploitations. Signature officielle de la convention partenariale Moment fort de cette rencontre, la signature officielle de la convention cadre départementale pour l’emploi, la formation et le renouvellement des générations en agriculture a concrétisé l’engagement des partenaires en faveur d’une agriculture dynamique et attractive. Cette convention formalise une coopération renforcée entre les organisations professionnelles agricoles, les partenaires sociaux de la branche et France Travail. Elle vise à développer l’emploi durable en agriculture, accompagner les recrutements des entreprises du territoire et offrir de nouvelles perspectives aux demandeurs d’emploi, aux jeunes, aux personnes en reconversion, ainsi qu’aux futurs porteurs de projets agricoles. Une dynamique au service du territoire À travers cette démarche partenariale, l’ensemble des signataires réaffirme sa volonté d’agir collectivement pour répondre aux enjeux de recrutement et préparer l’avenir de l’agriculture dans l’Yonne. La rencontre s’est conclue par un temps d’échanges convivial entre les participants permettant de poursuivre les discussions et de renforcer les liens entre les acteurs mobilisés au service de l’emploi agricole sur le territoire.

Grippe aviaire : risque abaissé à "négligeable"

Grippe aviaire : risque abaissé à "négligeable"

La DGAL a signé un arrêté qui permet de passer la France en risque "négligeable" concernant l'IHAP. Cet abaissement permet notamment de sortir les animaux (volailles et palmipèdes) à l’extérieur sur tout le territoire national, sans dérogation. La vaccination contre l’IAHP et la surveillance post-vaccination des canards (active et passive) restent obligatoires sur tout le territoire national.