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Loup : vers un changement de logique dans la gestion des prélèvements

Loup : vers un changement de logique dans la gestion des prélèvements

Lors de l’examen du projet de loi d’urgence agricole en Commission du Développement durable le 29 avril, les députés ont adopté un amendement qui pourrait faire évoluer en profondeur la gestion du loup en France. Jusqu’à présent, le nombre de loups pouvant être prélevés reposait sur un plafond fixé en pourcentage de la population estimée actuellement à 21 %, dans le cadre d’un arrêté interministériel. Une logique jugée trop rigide par une partie de la profession.  Le texte adopté propose désormais de changer d’approche : il reviendrait au ministre chargé de l’Agriculture de fixer ce plafond en s’appuyant non plus sur un pourcentage mais sur un objectif de population minimale à maintenir. Concrètement, le nombre de loups pouvant être prélevés serait déterminé comme la différence entre la population observée et le seuil minimal nécessaire pour garantir un état de conservation favorable de l’espèce.  Aujourd’hui, la population est estimée à plus de 1 000 individus alors que le seuil de viabilité démographique est fixé autour de 500 loups adultes. Un écart qui alimente le débat sur la gestion de l’espèce et ses conséquences sur l’élevage. Pour les éleveurs, cette évolution pourrait permettre une gestion plus pragmatique et mieux adaptée aux réalités du terrain, dans un contexte de pression prédatrice toujours forte. Reste désormais à voir si cette orientation sera confirmée dans la suite du parcours législatif. La profession restera vigilante pour que les décisions prises permettent réellement de mieux protéger les troupeaux et de sécuriser les exploitations. 

Prairies : une pousse exceptionnelle… mais une vigilance déjà de mise

Prairies : une pousse exceptionnelle… mais une vigilance déjà de mise

Le début de campagne 2026 est marqué par une situation contrastée pour les prairies, entre une pousse particulièrement dynamique et un contexte climatique qui appelle à la prudence.  Selon les données du service statistique du ministère de l’Agriculture (Agreste), la pousse de l’herbe connaît un démarrage exceptionnel. Au 20 avril, elle dépasse de 53 % la moyenne observée sur la période 1989-2018 faisant de ce début de campagne le meilleur enregistré depuis plus de 30 ans. Cette avance s’explique par des conditions hivernales et de début de printemps favorables avec des températures élevées et des pluies régulières. Résultat : près d’un tiers de la pousse annuelle est déjà réalisée contre seulement 20 % habituellement à cette période. Dans notre région de Bourgogne-Franche-Comté, la dynamique est particulièrement marquée avec des niveaux de production largement supérieurs à la moyenne. Une situation globalement positive pour les éleveurs qui permet d’aborder la saison avec des stocks potentiels intéressants.  Mais ce bon démarrage ne doit pas masquer une évolution climatique plus préoccupante. Le mois d’avril a en effet été marqué par un déficit de précipitations proche de 70 % le classant parmi les mois les plus secs jamais enregistrés en France depuis 1959. Plusieurs départements, dont l’Yonne, ont même connu leur mois d’avril le plus sec depuis le début des relevés. Conséquence directe : les sols, pourtant très humides en sortie d’hiver, se sont rapidement asséchés. À tel point que leur niveau d’humidité correspond désormais à ce que l’on observe habituellement… en juin. Cette situation souligne une réalité bien connue : les campagnes agricoles sont de plus en plus marquées par des à-coups climatiques alternant excès et manque d’eau.  Si des pluies début mai permettent temporairement de réhumidifier les sols, la vigilance reste de mise pour les semaines à venir. Le potentiel est là mais sa concrétisation dépendra fortement des conditions climatiques à venir. Dans ce contexte, la gestion de l’herbe et l’anticipation des stocks restent plus que jamais des enjeux stratégiques pour les exploitations. 

UE - Mercosur : une entrée en vigueur provisoire qui inquiète la profession

UE - Mercosur : une entrée en vigueur provisoire qui inquiète la profession

Malgré une opposition forte de la France et du monde agricole, l’accord commercial entre l’Union Européenne et les pays du Mercosur est entré en vigueur de manière provisoire. Porté par la Commission Européenne, cet accord est présenté comme une opportunité économique majeure avec des effets immédiats annoncés : baisse des droits de douane, ouverture de nouveaux marchés et facilitation des échanges, notamment pour les secteurs industriels et certains produits européens exportés vers l’Amérique du Sud. Mais pour les filières agricoles, et en particulier l’élevage, cette décision suscite de vives inquiétudes. Cette mise en application intervient alors même que des recours juridiques sont en cours au niveau européen, notamment de la part du Parlement qui conteste la légalité de la procédure engagée. En attendant une décision de justice, la Commission a fait le choix d’appliquer l’accord de façon provisoire. Pour la profession agricole, cette précipitation pose question. Elle renforce le sentiment d’un décalage entre les orientations européennes et les réalités du terrain, notamment en matière de souveraineté alimentaire et de conditions de concurrence. Car derrière cet accord, c’est bien la question des normes de production qui est posée. Les produits importés ne sont pas soumis aux mêmes exigences sanitaires, environnementales et sociales que celles imposées aux agriculteurs européens. Dans ces conditions, le risque est clair : accentuer une concurrence déloyale et fragiliser encore davantage certaines filières déjà sous tension. La profession reste pleinement mobilisée sur ce dossier. L’enjeu est de taille : garantir des règles du jeu équitables et défendre durablement la production agricole française face à des accords commerciaux qui ne peuvent pas se faire au détriment des agriculteurs.

DNC : une vigilance toujours de mise face à une situation évolutive

DNC : une vigilance toujours de mise face à une situation évolutive

La Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC) reste un sujet de préoccupation majeur pour la filière bovine avec une situation sanitaire qui continue d’évoluer à l’échelle européenne. Si la France conserve à ce jour son statut indemne, plusieurs signaux récents rappellent que la menace est toujours bien présente aux portes du territoire. De nouveaux foyers ont notamment été confirmés dans certains pays voisins, confirmant la circulation active de la maladie. Face à ce contexte, les autorités sanitaires et la profession restent pleinement mobilisées. La stratégie mise en place repose sur plusieurs piliers essentiels : La vaccination qui demeure aujourd’hui le moyen le plus efficace pour protéger les cheptels, La surveillance sanitaire, indispensable pour détecter rapidement tout nouveau cas, Le respect strict des règles de biosécurité dans les élevages. Cette mobilisation collective porte ses fruits. Elle permet aujourd’hui de limiter les risques d’introduction de la maladie sur le territoire national et de préserver un atout majeur pour la filière : le statut sanitaire de la France. Pour autant, la situation reste fragile. La DNC est une maladie hautement impactante, tant sur le plan sanitaire qu’économique, avec des conséquences directes sur les mouvements d’animaux, les échanges commerciaux et la valorisation des productions. Dans ce contexte, la responsabilité de chacun est engagée. La vigilance au quotidien, le respect des protocoles et l’anticipation des risques sont plus que jamais nécessaires pour protéger les élevages. La profession reste mobilisée aux côtés des pouvoirs publics pour adapter en permanence les dispositifs en place et défendre les intérêts des éleveurs. Vous pouvez consulter la note sur le sujet rédigée par la FNB en cliquant ici

Tuberculose bovine : une revalorisation des indemnisations obtenue par la mobilisation syndicale

Tuberculose bovine : une revalorisation des indemnisations obtenue par la mobilisation syndicale

Face à la progression de la tuberculose bovine et à ses conséquences lourdes pour les élevages, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé le 24 avril une revalorisation significative des indemnisations. Une décision attendue, qui fait suite à la mobilisation de la FNSEA et à l’interpellation directe de son président Arnaud Rousseau. Elle marque une avancée concrète pour les éleveurs touchés, dans un contexte sanitaire particulièrement préoccupant.

GNR : une aide renforcée à 15 centimes par litre

GNR : une aide renforcée à 15 centimes par litre

Face à la hausse des coûts de l’énergie et notamment du gazole non routier (GNR), le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé le 21 avril un renforcement des aides à destination des agriculteurs. Concrètement, l’aide spécifique au GNR sera multipliée par quatre, pour atteindre désormais 15 centimes d’euro par litre, avec une mise en œuvre prévue dès le mois de mai. Une mesure qui s’inscrit dans la volonté du gouvernement de privilégier des dispositifs ciblés, plutôt que des aides générales jugées difficilement finançables. Cette annonce intervient dans un contexte de fortes tensions sur les charges des exploitations alors que le coût du carburant pèse directement sur la rentabilité des systèmes agricoles. Du côté syndical, la FNSEA a accueilli positivement cette revalorisation, tout en restant vigilante sur un point essentiel : la simplicité et la rapidité de la mise en œuvre. L’objectif est clair : que les agriculteurs puissent bénéficier concrètement de cette aide sans délai. Même position du côté des Jeunes Agriculteurs, qui saluent cette avancée mais rappellent qu’elle ne répond qu’en partie aux enjeux actuels. Ils appellent désormais à une véritable stratégie de long terme sur l’énergie, afin de sécuriser durablement les exploitations face aux crises à répétition. Ces annonces interviennent alors que la pression reste forte sur le terrain, comme en témoignent les mobilisations récentes autour du prix du GNR. Si cette revalorisation constitue un signal positif, elle devra désormais se traduire rapidement dans les faits pour soutenir concrètement les agriculteurs face à la hausse des charges.

DNC : de nouveaux foyers en Sardaigne, la vigilance reste de mise

DNC : de nouveaux foyers en Sardaigne, la vigilance reste de mise

Alors que la situation sanitaire semblait stabilisée en Europe, deux nouveaux foyers de Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC) ont été détectés les 14 et 15 avril dans le sud de la Sardaigne, à proximité immédiate, d’un premier cas identifié le même jour. À ce stade, les autorités sanitaires indiquent qu’il n’est pas encore possible de déterminer s’il s’agit d’une résurgence de la maladie ou d’une nouvelle introduction. Ce retour du virus intervient dans une zone déjà fortement touchée en 2025, avec 79 foyers recensés sur l’île italienne, où la DNC avait refait son apparition en Europe après plusieurs années d’absence. Face à cette situation, les autorités italiennes avaient déployé une campagne de vaccination massive, couvrant près de 97 % du cheptel, stratégie qui devrait être reconduite en 2026. Au niveau européen, la situation reste globalement sous contrôle, même si quelques signaux rappellent que la maladie circule toujours : l’Espagne a également déclaré deux foyers en début d’année. En France, la situation demeure favorable à ce jour, avec aucun nouveau foyer détecté depuis le début de l’année. Une nouvelle campagne de vaccination a toutefois été engagée dans les anciennes zones réglementées, afin de sécuriser durablement le statut sanitaire. Ces nouveaux cas, en Sardaigne, rappellent que la DNC reste une menace à proximité de nos frontières. Plus que jamais, la vigilance collective, le respect des mesures de biosécurité et la vaccination restent des leviers essentiels pour protéger les élevages.

Pucerons : jusqu'à 70% des récoltes de betteraves menacées

Pucerons : jusqu'à 70% des récoltes de betteraves menacées

Le scénario, tant redouté depuis 2023, est sous nos yeux. À peine les semis terminés, alors que nos betteraves sont encore fragiles, elles sont déjà envahies de pucerons verts. Traiter des plantules au stade "deux feuilles" tous les dix jours est une aberration économique et agronomique. C’est pourquoi la CGB alerte les pouvoirs publics et les médias sur l’urgence de la situation. Il faut sortir de cette impasse franco-française avérée et d’une inacceptable distorsion de concurrence qui plombe notre compétitivité et menace notre filière. Cela passe par un changement de loi, qui prenne, enfin en compte, la réalité du terrain et la science. Le projet de loi d’urgence agricole sera débattu prochainement par le Parlement. C’est une excellente opportunité pour avancer sur ce sujet. LA CGB se bat pour ce changement législatif afin de protéger nos cultures, pour l’avenir de nos exploitations et de notre filière. Combat auquel se mêlent une quantité de fausses informations sur le sujet "Pesticides et cancer". Le journaliste Hugo Clément en a encore fait la démonstration dans sa dernière émission (sur le front diffusée le 30/03/2026) qui avait pour thème "que se passe-t-il dans nos champs ?" Heureusement d’autres voix plus objectives s'élèvent pour dénoncer cette désinformation manifeste. Au premier plan de ce combat, la rédactrice en chef du journal Le Point, Géraldine Woessner, qui pointait le 26 mars les dérives de la désinformation scientifique devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur l'audiovisuel public. Retrouvez la vidéo de son intervention ici. En pratique, aujourd'hui, l’outil « Alerte pucerons » développé par l’ITB permet d’en avoir une vision d’ensemble au sein de la France betteravière.   En complément, il importe d’observer ses parcelles afin de savoir si et quand il faut intervenir. Pour rappel, la boite à outils a été renforcée avec le Verseon en 2026, qui complète le Teppeki et le Movento. Tous les conseils techniques de l’ITB sont  à retrouver ici. (CGB)

Conjoints collaborateurs, changez votre statut avant le 1er janvier 2027 !

Une loi a été publiée en 2022, à l'initiative du gouvernement, afin de limiter dans le temps la durée pendant laquelle une personne peut travailler sous le statut de "conjoint collaborateur". Auparavant cela était possible pendant toute une carrière, mais désormais ce n'est possible que pendant 5 ans, même de façon discontinue. En particulier, toutes les personnes qui travaillaient sous ce statut, à l'entrée en vigueur de la loi au 1er janvier 2022, doivent changer de statut d'ici le 1er janvier 2027. Pourquoi ? L'objectif est de réduire l'utilisation de ce statut hybride pour assurer une vraie cotisation et une vraie retraite pour les agricultrices et de les protéger en cas de séparation. En effet ce statut, qui concerne principalement des femmes, offre une couverture minimale en assurant les travailleurs, en cas d'accidents de travail et de maladies, mais ne requiert que très peu de cotisations pour la retraite. Un couple à la retraite peut y trouver son compte en partageant leurs deux pensions de retraite, mais en cas de séparation, l'ex-épouse est fortement pénalisée. Elle ne touche qu'une très faible retraite et ne peut plus bénéficier de celle de son époux. Que faire si vous êtes sous statut "conjoint collaborateur" ? Si vous êtes sous ce statut depuis plus de 5 ans à la date du 1er janvier 2027, vous devez changer de statut, avant cette date, en choisissant entre : L'installation en tant qu'exploitant (notez qu'en cas d'installation en GAEC, vous pourrez bénéficier de la transparence sur certaines aides) ; Le statut de salarié ; Quitter complètement la structure. Nous vous invitons à contacter votre centre de gestion pour choisir parmi vos possibilités l'option la plus intéressante dans votre cas. IMPORTANT : Vous devez ensuite informer la MSA de votre choix. En absence d'information de votre part, la MSA modifiera par défaut le statut en salariat. Cependant, une diversité de situations est à prendre en compte : Moins de 40 ans : en cas d'installation comme chef d'exploitation, ils bénéficient des exonérations dégressives de cotisations MSA. Plus de 40 ans mais loin de la retraite (nés entre 1965 et 1986) : en cas d'installation comme chef d'exploitation, ils peuvent bénéficier des exonérations dégressives de cotisations MSA comme les JA,  même au-delà de 40 ans. Proches de la retraite (nés avant 1964) : exemptés, ils peuvent conserver le statut de "conjoint collaborateur" jusqu'à la retraite. Collaborateur à titre secondaire : la MSA a demandé au gouvernement une dérogation pour les personnes "conjoint collaborateur" qui sont aussi employées en dehors de l'exploitation et n'ont aucune alternative actuellement pour continuer à aider sur la ferme tout en étant assurées.

TelePAC 2026 : quelques infos pour ceux qui déclarent seuls

TelePAC 2026 : quelques infos pour ceux qui déclarent seuls

La déclaration PAC 2026 est très similaire aux précédentes, et les changements reglementaires attendus suite aux manifestations n'arriveront que l'an prochain : la manipulation de TelePAC devrait donc être plus facile cette année. Quelques infos spécifiques à la campagne 2025 en cliquant sur l'image :

ALERTE AGRICULTURE – Projet de loi d'urgence

ALERTE AGRICULTURE – Projet de loi d'urgence

L’adoption du projet de loi d’urgence en Conseil des ministres est un signal important pour le monde agricole en réponse aux mobilisations de l’hiver dernier. Cependant, force est de constater que la réponse forte, rapide et structurante qui était attendue dans ce texte face à la crise profonde que traversent les exploitations, n’est pas au rendez-vous ! Derrière l’affichage politique de « l’urgence », le projet de loi adopté par le Conseil des ministres reste en deçà des attentes exprimées par les agriculteurs. Alors que les conséquences du conflit au Moyen-Orient sont venues accentuer une situation déjà très difficile, le temps des demi-mesures est révolu. L’agriculture a besoin d’actes forts, pas d’un texte qui renvoie l’essentiel à plus tard… Les parlementaires doivent intégrer au projet de loi un socle de mesures indispensables. Celui-ci repose sur des priorités claires et inchangées : • Une politique publique de l’eau ambitieuse qui permette le développement de ressources supplémentaires disponibles pour l’agriculture, des zonages de protection compatibles avec la poursuite de l’activité agricole, un entretien des cours d’eau facilité et un renforcement de la place des agriculteurs dans la gouvernance de l’eau ; • Un accès aux moyens de production qui mette fin aux distorsions de concurrence, notamment en matière de protection des végétaux qui limite la multiplication des recours décourageant les projets agricoles et qui préserve le foncier agricole ; • Une lutte contre la prédation véritablement efficace. Au-delà de ce socle indispensable, la FNSEA appelle à des avancées concrètes sur la protection du revenu des agriculteurs, notamment en renforçant les dispositifs de contractualisation dans le cadre d’EGAlim.

Viticulture : suspension des décisions de l’ANSES sur le cuivre, une victoire majeure pour la filière

Viticulture : suspension des décisions de l’ANSES sur le cuivre, une victoire majeure pour la filière

C’est une décision très attendue par le terrain : le 31 mars 2026, le juge des référés du tribunal administratif de Melun a suspendu les décisions de l’ANSES qui limitaient l’usage de plusieurs produits phytosanitaires à base de cuivre en viticulture. Cette décision constitue une véritable bouffée d’oxygène pour les vignerons, à l’aube de la campagne 2026, alors que la profession alertait depuis plusieurs mois sur l’absence de solutions alternatives réellement efficaces, en particulier en agriculture biologique. Les organisations de la filière saluent une reconnaissance claire de l’urgence agricole, tant sur le plan technique qu’économique. Le juge a en effet pris en compte les conséquences potentiellement lourdes qu’aurait entraîné la raréfaction des solutions à base de cuivre, outil aujourd’hui indispensable à la protection du vignoble. Au-delà de cette première victoire, la mobilisation collective de la filière est soulignée comme un élément déterminant. Cette décision montre que l’unité des organisations professionnelles peut permettre de faire entendre la réalité du terrain face à des décisions administratives parfois déconnectées des enjeux agronomiques. Pour autant, le dossier n’est pas clos. La filière viticole entend poursuivre le travail avec les pouvoirs publics et porter le sujet au niveau européen afin d’obtenir des règles harmonisées avec celles de nos voisins, dans un souci d’équité et de compétitivité. Un signal fort donc qui va dans le sens de la pérennité de la viticulture française, qu’elle soit conventionnelle ou biologique.