DNC : des avancées à l’export mais la vigilance sanitaire reste indispensable
Depuis plusieurs mois, la Fédération Nationale Bovine se mobilise activement pour rétablir la fluidité du commerce des bovins issus des zones vaccinales touchées par la Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC). Des avancées concrètes viennent enfin d’être obtenues.
Depuis le 27 février, les autorités italiennes ont élargi leurs conditions d’importation : les bovins issus des zones vaccinales II et désormais des zones vaccinales I peuvent être exportés, sous réserve du respect des critères sanitaires. L’accord est également simplifié avec la suppression du test PCR, ce qui allège les démarches pour les éleveurs.
Les exportations devraient ainsi reprendre progressivement entre mi-mars et début avril dans les territoires concernés d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine, à mesure que l’immunité collective s’installe.
Ces réouvertures constituent une véritable bouffée d’oxygène pour les exploitations pénalisées depuis des mois. Pour autant, la FNB reste claire : il ne peut pas y avoir de « prix zones vaccinales ». Les animaux vaccinés doivent être valorisés au même niveau que partout ailleurs, sans décote injustifiée.
Dans le même temps, la situation sanitaire rappelle que la prudence reste de mise. Un nouveau foyer a en effet été détecté le 28 février en Espagne, sur la commune de Fiscal (province de Huesca), dans un élevage de 133 bovins non vaccinés.
Par mesure de précaution, une zone réglementée de surveillance a été instaurée dans un rayon de 50 km, incluant 26 communes des Hautes-Pyrénées.
Pour les éleveurs concernés, les règles restent inchangées : le département demeure en zone vaccinale 2 (ZV2) et seuls les bovins valablement vaccinés depuis au moins 28 jours, accompagnés d’un laissez-passer sanitaire, peuvent sortir de la zone.
Ces évolutions montrent que le combat se joue sur deux fronts : obtenir des débouchés commerciaux et garantir la protection sanitaire des troupeaux.
Plus que jamais, vaccination, biosécurité et mobilisation collective restent essentielles pour défendre nos élevages, nos marchés et nos revenus.