Pourquoi les NGT ne sont PAS des OGM ?
Le 17 juin, le Parlement européen a adopté sa position sur les nouvelles techniques génomiques (NGT). Une étape importante pour l’avenir de l’agriculture européenne et pour notre capacité à continuer de produire dans un contexte de plus en plus contraint. Nous sommes confrontés à de nombreux défis dans nos fermes : sécheresses plus fréquentes, pression sanitaire accrue, hausse des charges de production et exigences réglementaires toujours plus nombreuses. Pour y répondre, nous avons besoin de toutes les solutions disponibles, y compris celles que peuvent apporter la recherche et l’innovation. Concrètement, de quoi parle-t-on ? Les NGT ou NBT rassemblent l'ensemble des techniques innovantes qui permettent de créer de nouvelles variétés adaptées à notre territoire et qui prennent en compte les défis de l'agriculture d'aujourd'hui et de demain. Contrairement à certaines idées reçues, les NGT de catégorie 1 ne consistent pas à introduire de l’ADN provenant d’espèces non compatibles. Elles reposent sur des modifications ciblées qui pourraient également apparaître naturellement ou être obtenues par sélection classique mais dans des délais beaucoup plus longs. Face aux contre-vérités assenées par les professionnels du marketing de la peur, sachons simplement rassurer et rétablir les faits scientifiques : NON, LES NGT NE SONT PAS DE NOUVEAUX OGM : la preuve point par point dans l'image en tête de cet article. Alors pourquoi créer des variétés NGT ? Les NGT ont un objectif de réduire les besoins en eau mais aussi en certains éléments nutritifs comme les engrais azotés qui, compte tenu du contexte économique et réglementaire, représentent un + 100€/ha/an (2025 vs 2022). L'accès à ces techniques nous permet également de rester compétitifs face à d'autres régions du monde qui, pour la plupart, ont autorisé les OGM. Car pendant que l’Europe débat encore de ces technologies, de nombreux pays concurrents les ont déjà intégrées dans leurs programmes de sélection. C’est tout l’objet de notre mobilisation syndicale collective depuis des années : comment peut-on demander aux agriculteurs européens de rester compétitifs tout en les privant d’outils utilisés ailleurs dans le monde ? Les NGT ne remplaceront ni l’agronomie, ni le savoir-faire des producteurs mais elles peuvent nous aider à relever les défis auxquels nous faisons face. Le vote du Parlement européen constitue donc un signal positif. Sans être une solution miracle, les nouvelles techniques génomiques représentent une opportunité supplémentaire pour adapter nos cultures, préserver notre compétitivité et préparer l’avenir de notre agriculture. (Source : AGPB)