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Pourquoi les NGT ne sont PAS des OGM ?

Pourquoi les NGT ne sont PAS des OGM ?

Le 17 juin, le Parlement européen a adopté sa position sur les nouvelles techniques génomiques (NGT). Une étape importante pour l’avenir de l’agriculture européenne et pour notre capacité à continuer de produire dans un contexte de plus en plus contraint. Nous sommes confrontés à de nombreux défis dans nos fermes : sécheresses plus fréquentes, pression sanitaire accrue, hausse des charges de production et exigences réglementaires toujours plus nombreuses. Pour y répondre, nous avons besoin de toutes les solutions disponibles, y compris celles que peuvent apporter la recherche et l’innovation. Concrètement, de quoi parle-t-on ? Les NGT ou NBT rassemblent l'ensemble des techniques innovantes qui permettent de créer de nouvelles variétés adaptées à notre territoire et qui prennent en compte les défis de l'agriculture d'aujourd'hui et de demain. Contrairement à certaines idées reçues, les NGT de catégorie 1 ne consistent pas à introduire de l’ADN provenant d’espèces non compatibles. Elles reposent sur des modifications ciblées qui pourraient également apparaître naturellement ou être obtenues par sélection classique mais dans des délais beaucoup plus longs. Face aux contre-vérités assenées par les professionnels du marketing de la peur, sachons simplement rassurer et rétablir les faits scientifiques :   NON, LES NGT NE SONT PAS DE NOUVEAUX OGM  : la preuve point par point dans l'image en tête de cet article. Alors pourquoi créer des variétés NGT ? Les NGT ont un objectif de réduire les besoins en eau mais aussi en certains éléments nutritifs comme les engrais azotés qui, compte tenu du contexte économique et réglementaire, représentent un + 100€/ha/an (2025 vs 2022). L'accès à ces techniques nous permet également de rester compétitifs face à d'autres régions du monde qui, pour la plupart, ont autorisé les OGM. Car pendant que l’Europe débat encore de ces technologies, de nombreux pays concurrents les ont déjà intégrées dans leurs programmes de sélection.  C’est tout l’objet de notre mobilisation syndicale collective depuis des années : comment peut-on demander aux agriculteurs européens de rester compétitifs tout en les privant d’outils utilisés ailleurs dans le monde ?  Les NGT ne remplaceront ni l’agronomie, ni le savoir-faire des producteurs mais elles peuvent nous aider à relever les défis auxquels nous faisons face. Le vote du Parlement européen constitue donc un signal positif. Sans être une solution miracle, les nouvelles techniques génomiques représentent une opportunité supplémentaire pour adapter nos cultures, préserver notre compétitivité et préparer l’avenir de notre agriculture. (Source : AGPB)

Un accident de culture ? Quel impact sur mes aides PAC ?

Un accident de culture ? Quel impact sur mes aides PAC ?

La DDT vous a peut être contacté cette semaine pour vous demander de modifier votre déclaration PAC suite à un accident de culture. Cette démarche a pour objectif de vous faciliter la vie en anticipant des « feux rouges » qui devraient tomber ce vendredi 3 juillet. En effet, en déclarant l'accident de culture avant la notification par l'ASP, vous n'avez pas de justificatifs à fournir. Par ailleurs, le contrôle par satellite de votre déclaration PAC a commencé (3STR). Vous pouvez donc dès maintenant consulter sur Télépac la couche « restitution des feux » où sont pour l'instant relevés les feux verts (= culture conforme à la déclaration) et orange (= nécessité de vérification par un humain). Certains d'entre vous ont donc pu recevoir une communication de l'ASP demandant de modifier leur déclaration ou de leur envoyer des justificatifs (notamment des photos géolocalisées). Dans ce cadre, nous faisons le point sur l'impact des accidents de culture sur vos aides pour faire vos modifications en toute sérénité. La prise en compte de l'accident de culture constaté sur la parcelle dépend de l'implantation ou non d'une culture de remplacement. Vous êtes en capacité d'implanter une culture de remplacement : vous devez modifier votre déclaration pour que le nouveau code culture soit pris en compte. Les aides sont recalculées avec ce nouveau code culture. Si l'implantation de la nouvelle culture vous empêche de respecter une obligation (y compris sur les aides du 2ème pilier), une reconnaissance en cas de force majeure peut le cas échéant être demandée en même temps que la modification de déclaration . Vous n’êtes pas en mesure d'implanter une autre culture : vous devez signaler l’accident de culture dans votre déclaration sous Télépac. Les impacts sur vos aides sont alors les suivants : Aide de base, aide redistributive : l'admissibilité de la parcelle est conservée, à l'exception des parcelles de chanvre. Ecorégime : si l'accident de culture est déclaré assez tôt (c’est-à-dire avant tout « feu rouge ») et si la culture a pu lever, l'admissibilité de la parcelle est conservée. Si l'accident est déclaré en réponse à un « feu rouge », la parcelle risque d'être considérée comme du sol nu et donc retirée de la SAU admissible aux aides. D'où l'importance de déclarer vos accidents de culture dès que vous les remarquez et de réagir aux sollicitations de la DDT avant le premier contrôle par satellite.Cependant, pour les jachères, le caractère IAE n'est pas conservé, donc cela peut vous faire perdre des points pour la voie de la Biodiversité ou la voie des Pratiques. Dans ce cas, il faut bien vérifier la surface en dessous de laquelle vous passez sous le seuil minimum et, si nécessaire, la possibilité de passer la parcelle en PTR pour conserver le point d'écorégime. ICHN : les parcelles déclarées en accident de culture ne sont pas éligibles à l'ICHN mais sont prises en compte dans le calcul du chargement. Aides couplées : les parcelles déclarées en accident de culture ne peuvent pas bénéficier des aides couplées. Exemples : Vous remarquez au mois de mai un accident de culture représentant 40 ares sur une parcelle de pois de 2 ha pour laquelle vous aviez demandé une aide légumineuse. Si c'est possible, découpez sur Télépac la ou les parties de la parcelle détruite et déclarez la en pois avec accident de culture. Vous ne changez rien sur le reste de la parcelle => Pas de conséquence sur l'écorégime et vous toucherez l'aide légumineuses sur 1,60 ha. S'il n'est pas possible de délimiter les zones détruites, vous déclarez la parcelle en accident de culture => Pas de conséquence sur l'écorégime mais vous ne toucherez pas l'aide légumineuses.

Enquête Chambre d'Agriculture - moissons 2026

Enquête Chambre d'Agriculture - moissons 2026

Comme chaque année, la Chambre d'Agriculture lance son enquête moisson. Prenez quelques minutes pour y participer : vos réponses alimenteront nos échanges lors des réunions moisson. Les données sont traitées de manière anonyme et vous recevrez des synthèses actualisées tout au long de l'été selon l'avancement des récoltes. Pour disposer d'une photographie fidèle de la campagne, il est important de saisir aussi bien les bons que les mauvais résultats. Merci également d'en parler autour de vous afin de recueillir un maximum de retours terrain. Liens pour répondre : Blé tendre d'hiver :  Enquête récolte 2026 - BLÉ TENDRE D'HIVER Colza :   Enquête récolte 2026 - COLZA Orge d'hiver et OP semée d'automne :  Enquête récolte 2026 - ORGE D'HIVER et ORGE DE PRINTEMPS semée d'Automne Orge de printemps :  Enquête récolte 2026 - ORGE DE PRINTEMPS Pois d'hiver et pois de printemps :  Enquête récolte 2026 - POIS D'HIVER et POIS DE PRINTEMPS Autres légumineuses (féveroles d'hiver et de printemps, lentilles, ...) :  Enquête récolte 2026 - AUTRES LÉGUMINEUSES : Féverole d'hiver et Féverole de printemps, Lentille, … Autres céréales (avoine, blé dur, blé tendre de printemps, triticale, seigle, ...) :  Enquête récolte 2026 - AUTRES CEREALES : Avoine, Blé dur, Blé tendre de printemps, Triticale, Seigle… Moutarde :  Enquête récolte 2026 - MOUTARDE Lin :  Enquête récolte 2026 - LIN  Merci beaucoup pour votre participation !

Carton plein pour la section végétale !

Carton plein pour la section végétale !

L'Assemblée Générale de la section Végétale a été très animée grâce à l'intervention de Cédric BENOIST, Secrétaire Général adjoint de l'AGPB, et de Willy OLSOMMER, qui a suscité beaucoup de réactions et de discussions. Le sujet du marché des engrais et la bataille syndicale contre le MACF notamment ont occupé l'assemblée un long moment. Cédric BENOIST a rappelé que nos instituts techniques français sont un outil très précieux  : Arvalis a par exemple été capable de chiffrer le surcoût du MACF moyen pour l'agriculture française à 10€/tonne. Ces chiffres sont bien utiles pour repérer les promesses creuses du gouvernement dans les négociations : en effet, on nous promet que le MACF sera compensé par une aide à l'agriculture mais les montants sont tels qu'il faudrait pour cela doubler le budget de la PAC. Si les questions de l'assemblée n'ont pas toujours été tendres, elles ont permis d'éclaircir de nombreux aspects du contexte géopolitique et commercial actuel, pour le moins complexe. Cédric BENOIST a également présenté tout le travail réalisé et en cours pour défendre les moyens de production et notamment l'harmonisation des autorisations des produits phytosanitaires que notre réseau demande dans la Loi d'Urgence Agricole. Enfin, nous avons abordé la prochaine programmation PAC dont le budget est très insuffisant. Nous demandons au minimum un budget stable en prenant en compte l'inflation ! Après cette intervention, nous avons procédé aux élections du Bureau de la section, des représentants de l'Yonne en Région et à l'UPVY (Union des Productions Végétales de l'Yonne). Franck POUILLOT est réélu président de la section Végétale ! Merci à tous de votre venue ! 

Forum des Céréaliers : défendre la production pour construire les prochaines décennies

Forum des Céréaliers : défendre la production pour construire les prochaines décennies

Le 5 mars dernier, le Forum des Céréaliers organisé dans le cadre de la tournée régionale de l’AGPB a réuni une cinquantaine d'agriculteurs. Un rendez-vous attendu, lors duquel les producteurs ne se sont pas privés d'exprimer leur frustration face à la situation de la filière, ce qui a permis au président de l'AGPB et de la FOP de défendre leur travail et revenir sur les combats gagnés et ceux en cours. Pour introduire la rencontre, Eric THIROUIN et Benjamin LAMMERT (respectivement présidents de l'AGPB - producteurs de blé - et de la FOP - producteurs d'oléoprotéagineux) ont  brossé les évolutions et le travail passés des filières de SCOP, avec comme constat : on évoque avec nostalgie les « 30 glorieuses » mais depuis une trentaine d’années, la donne a changé : volatilité des marchés, explosion des charges, inflation, accumulation de normes, concurrence internationale… Ces « 30 laborieuses » ont profondément fragilisé les exploitations. Face à ces enjeux, l’AGPB et les filières végétales poursuivent leur action sur de nombreux volets.Dans l'immédiat, les syndicats des grandes cultures ont demandé à l'État français un soutien économique immédiat aux exploitations et une enveloppe de 100 millions d’euros a été demandée à la Commission européenne. Le lancement du fonds d'urgence, bien qu'insuffisant, montre surtout que le message porté par les syndicats des grandes cultures depuis 2023 commence à être entendu et le regard des politiques commence à changer : oui les productions végétales peuvent aussi avoir besoin de soutien. C'est particulièrement le cas dans les Zones Intermédiaires dans lesquelles se trouve toute la région de Bourgogne : plusieurs agriculteurs ont pris la parole pour exprimer leur lassitude sur ce dossier, lancé depuis de nombreuses années et pourtant toujours en attente d'avancées concrètes. En réaction, les présidents des deux syndicats ont réaffirmé leur position de premiers défenseurs des intérêts des Z.I. En conséquence, la profession attend désormais des actes durables :  - l’adoption rapide d’une loi d’urgence agricole,  - La prolongation de la suspension des droits de douanes sur les engrais, aujourd’hui prévue pour un an et des clarifications rapides sur le MACF,  - la construction d’un véritable plan de souveraineté sur les engrais. De plus, pour sécuriser les revenus dans un contexte de volatilité accrue, les outils de gestion des risques doivent évoluer. La profession a par exemple obtenu l’adaptation du calcul de la moyenne olympique pour l'assurance récolte (passée de 5 à 8 ans), la limitation des volumes de blé ukrainien sur le marché européen (revenu au même niveau qu'avant la guerre). Elle ne manque pas d'autres pistes de travail, comme le rehaussement du prix d'intervention sur le blé (aujourd'hui à 101 €/t…) pour remettre en place un véritable filet de sécurité. Les différents intervenants ont également souligné plusieurs fois l'importance de développer des solutions avec les acteurs économiques. Bien que le rôle du syndicalisme soit d'abord d’être un contre-pouvoir, le monde agricole ne peut pas attendre que les solutions viennent uniquement du pouvoir politique. Il faut aussi agir sur le plan économique, en travaillant avec les coopératives, les opérateurs et l’ensemble de la filière. Enfin, selon Eric THIROUIN, nous sommes aujourd'hui à un moment charnière, à la fin d'un cycle économique. Alors après les « 30 glorieuses » et les « 30 laborieuses »,  une question s’impose : comment inventer les trois prochaines décennies ? Les décisions politiques, commerciales et environnementales prises aujourd’hui conditionneront directement la capacité de production et la souveraineté alimentaire de demain. Un défi que relèvent les syndicats des filières de grandes cultures.

Gestion des cordons de déterrage : c'est l'affaire de tous

Gestion des cordons de déterrage : c'est l'affaire de tous

À l’heure où les travaux en plaine battent leur plein et les premiers semis de betteraves se profilent, nous tenions à vous appeler à la plus grande vigilance quant à la gestion du risque Jaunisse en amont de l’implantation des betteraves, avec notamment la gestion : des repousses de betteraves dans les cordons de déterrage, de certains couverts favorables aux pucerons et/ou aux virus, notamment ceux contenant de la phacélie. La gestion prophylactique de la Jaunisse est le premier levier identifié par le Plan National de Recherches et d’Innovations (PNRI) pour lutter contre la Jaunisse. Pour une réduction efficace du risque Jaunisse pour cette campagne, il est donc essentiel d’avoir une lutte collective en s’attaquant aux réservoirs de virus présents en plaine et ce, avant l’implantation des betteraves. Il s’agit d’une action d’intérêt collectif de premier ordre : faire de la prévention, de la prophylaxie et ne pas alourdir la « tâche » de nos moyens de lutte à disposition qui ont déjà montré leurs limites. Rappel LES CORDONS DE DÉTERRAGE : réservoirs potentiels de virus de la Jaunisse Constat actuel de l’ITB : 67 % des prélèvements sont porteurs d’au moins 1 virus de Jaunisse (données issues des analyses réalisées ces dernières semaines sur des repousses de betteraves prélevées dans les cordons de déterrage qui n’ont pas été épandus à l’automne). Pour référence, la précédente campagne de prélèvements, réalisée en février 2024, avait révélé un taux de contamination de 11 %. « L’écart important s’explique par une pression virale nettement plus forte en 2025 qu’en 2023, entraînant davantage de repousses infectées ». Recommandations de l’ITB : Surveiller les cordons de déterrage qui n’ont pas été épandus à l’automne. En présence de repousses, il est indispensable de les éliminer : retournement mécanique, destruction chimique avec du glyphosate dans le respect de la réglementation, bâchage de tas de terre issus du déterrage. Surveiller les repousses dans la culture qui suit la betterave. Les situations de TCS sont particulièrement à risque. En présence de repousses, utiliser un herbicide antidicotylédone adapté.  LES COUVERTS D’INTERCULTURES : réservoirs potentiels de virus et/ou de pucerons Constat de l’ITB : Certains couverts sont des réservoirs de pucerons et/ou de virus de la Jaunisse : Phacélie : à ne pas négliger car hôte du puceron Myzus persicae et réservoir viral (virus BYV et BtMV). Crucifères (moutarde, radis) : hôtes du puceron vert Myzus persicae. Féverole : hôte principal du puceron noir Aphis fabae et réservoir viral (BtMV). Recommandation de l’ITB : Détruire les couverts d’interculture et/ou repousses contenant des crucifères, de la phacélie ou de la féverole idéalement avant fin février et surtout suffisamment en amont des semis de betteraves. (source : CGB)

Fonds d'urgence pour les céréaliers : les demandes seront à réaliser très bientôt

Grâce à sa mobilisation, la filière céréalière a obtenu une aide d’urgence pour les exploitations céréalières. L’enveloppe obtenue s’élève à 35 millions d’euros, couplés à 5 millions pour les prises en charge de cotisations MSA. Nous sommes bien loin de la demande initiale qui porte sur 200 millions d’euros mais c’est une première reconnaissance de la crise que traverse la filière.  Cette somme est répartie par région puis département en fonction de la surface en céréales à paille, maïs et protéagineux et 10 % de l'aide est spécifiquement fléchée pour une valorisation complémentaire en Zone Intermédiaire. En Bourgogne Franche-Comté, l'enveloppe est de 3,46 millions d'euros.Il est annoncé que l'aide ciblera les exploitations avec une dominante céréalière qui peuvent faire état d'une perte d'EBE en 2024. Les critères ne sont pas encore fixés au niveau régional mais la FDSEA travaille avec la DRAAF pour garantir la bonne répartition de l'enveloppe. La Ministre souhaite un versement très rapide : la demande d'aide ouvrira très prochainement et sera de courte durée. Vous pouvez déjà préparer vos EBE 2019 à 2024 et surveillez vos mails ces prochains jours !

Attention aux dates de reprises d'épandage !

Attention aux dates de reprises d'épandage !

Voici un récapitulatif de la règlementation du plan d'action Nitrates, en ce qui concerne la reprise de la fertilisation dans les zones vulnérables : Au 16 janvier : pour les fertilisants organiques à minéralisation lente (fumier compact, composts, digestat solide…) sur toutes les cultures (y compris vergers et vignes) et les prairies.Au 1er février : pour les fertilisants organiques à minéralisation rapide (lisiers, fumiers et fientes de volailles, digestats brut et liquide..) sur toutes les cultures (y compris vergers et vignes) et les prairies.Pour les fertilisants de synthèse,  sur les cultures d'hiver, les vergers et les vignes.Au 16 février : pour les fertilisants de synthèse sur les prairies et cultures de printemps. Pour rappel, sur la durée du mois de février, le cumul des apports d'engrais de synthèse est plafonné à 80kg N/ha sur les céréales d'hiver.   De plus, dans la plupart des cas, vous devez réaliser un reliquat azoté en sortie d'hiver : 1) Cas normal Effectuer un reliquat azoté sur l'une des 3 principales cultures exploitées en zone vulnérable. 2) Cas d'une exploitation avec >100ha de céréales à paille Effectuer un reliquat azoté sur l'une des 3 principales cultures exploitées en zone vulnérable +  1 reliquat azoté SUPPLÉMENTAIRE sur une parcelle en zone vulnérable. 3) Cas d'une exploitation avec au moins une parcelle en Zone d'Action Renforcée (ZAR) Effectuer un reliquat azoté sur l'une des 3 principales cultures exploitées en zone vulnérable + 1 reliquat azoté SUPPLÉMENTAIRE sur la ZAR ou une pesée de biomasse de colza en entrée et sortie d'hiver. 4) Cas d'une exploitation qui n'a en zone vulnérable que des prairies : aucun reliquat obligatoire.   Si vous êtes concerné(e) simultanément par les cas 2) et 3), vous n'êtes tenu(e) de réaliser que deux reliquats et non pas trois.

Réunion du projet Pollinisateurs : échange constructif entre agriculteurs et entomologiste !

Réunion du projet Pollinisateurs : échange constructif entre agriculteurs et entomologiste !

À l'occasion de la présentation des résultats du projet Pollinisateur la semaine dernière, nous avons pu échanger sur la problématique de la phacélie et son rôle d'hôte pour le virus de la jaunisse de la betterave. L'entomologiste de l'association « Réseau Biodiversité pour les Abeilles » a fait le point sur les connaissances actuelles et les précautions à prendre. Ce que l'on sait : La phacélie héberge souvent des pucerons mais moins que le colza ou la moutarde. Elle a déjà été utilisée avec succès comme plante-piège à pucerons. Elle est aussi porteuse d'au moins deux espèces de virus causant la jaunisse de la betterave. Ce qu'il reste à déterminer : Si les variants des virus présents sur les phacélies causent la jaunisse chez les betteraves. La capacité du puceron à transmettre ces virus. Ceux-ci pourraient en effet être portés par le pucerons, sans pouvoir être transmis à la betterave. Ces précisions font l'objet d'études menées entre 2024 et 2027. En attendant, par précaution, il vaut mieux privilégier d'autres espèces pour les bandes fleuries près des betteraves ou à défaut, surveiller les pucerons. Les agriculteurs du groupe ont par exemple proposé la luzerne pour remplacer la phacélie car, comme cette dernière , elle fleurit abondamment mais peut en plus tenir 3 ans facilement. Mais il faut avant tout veiller à la gestion des précédents de culture comme le colza ou la moutarde et des résidus de betteraves.

GRANDES CULTURES : L’ÉTAT ET L’EUROPE DOIVENT ÉVITER LE NAUFRAGE

GRANDES CULTURES : L’ÉTAT ET L’EUROPE DOIVENT ÉVITER LE NAUFRAGE

Alors que les producteurs de grandes cultures alertent depuis des mois sur une crise économique d’une gravité inédite qui voit l’effondrement de leurs revenus, ils ont été reçus en urgence hier par la ministre de l’Agriculture. Si Annie GENEVARD a annoncé vouloir porter à Bruxelles l’activation de la réserve de crise européenne, l’exclusion des engrais du MACF et la mise en place d’aides ciblées, c’est surtout l’ensemble de la politique agricole nationale et européenne qui doit maintenant être interrogé sans concessions… Paris, le 2 décembre 2025 - Pour la troisième année consécutive, l’OTEX 15 - les exploitations spécialisées en céréales et oléagineux - enregistre un revenu courant avant impôt par actif négatif. Cette situation n’est plus conjoncturelle : elle révèle une fragilisation profonde de l’ensemble des filières grandes cultures - blé, maïs, oléo-protéagineux, betteraves, pommes de terre - résultant de l’accumulation de choix politiques nationaux et européens qui ont contraint la production, comprimé les marges, alourdi les charges, laissé nos productions exposées à une concurrence internationale sans filet et durablement érodé la compétitivité des exploitations. Les grandes cultures sont désormais engagées dans une trajectoire de quasi-faillite nationale. C’est dans ce contexte grave que les représentants de l’AGPB, de l’AGPM, de la CGB, de la FOP et de l’UNPT ont été reçus hier soir par la ministre de l’Agriculture. Si celle-ci a indiqué vouloir demander l’activation de la réserve de crise européenne pour les grandes cultures, cibler un dispositif d’allégements de charges et plaider l’exclusion des engrais du MACF, ces engagements ne suffiront que s’ils s’inscrivent dans un changement clair de cap. La responsabilité de la crise actuelle dépasse le seul ministère de l’agriculture : elle relève de l’ensemble des politiques publiques qui impactent les exploitations de grandes cultures, de la régulation commerciale européenne aux règles environnementales, en passant par la fiscalité et le soutien aux facteurs de production. L’échéance du 1er janvier 2026, avec l’application du MACF sur les engrais, porte l’urgence à son comble. La ministre de l’agriculture le dit elle-même « la meilleure neutralisation est l’exemption ou le report ». Sans suspension immédiate par la Commission européenne, la taxe fera exploser le coût des fertilisants - avec un impact estimé à 500 M€ pour les grandes cultures - et des trésoreries déjà exsangues ne pourront encaisser le choc : il n’existe plus aucun amortisseur ! Sans décision rapide, les arrêts de production en grandes cultures seront inévitables et la perte de capacité agricole pour le pays, irréversible. Les associations spécialisées de la FNSEA demandent instamment tant au Président de la République qu’au Gouvernement de défendre au plus vite et sans ambiguïté, auprès de la Commission européenne, le retrait des engrais du MACF et l’activation immédiate de la réserve de crise pour les grandes cultures. Elles attendent également que les mesures nationales annoncées soient précises, financées et opérationnelles sans délai. L’heure n’est plus aux intentions. « Au-delà des déclarations de bonne volonté affichées, le temps presse et c’est uniquement sur pièce que nous pourrons juger de l’action de la France » concluent les responsables des associations spécialisées dont les agriculteurs s’apprêtent à converger massivement vers Bruxelles le 18 décembre à l’appel des principaux syndicats agricoles européens.

Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF) : une explosion du prix des engrais

Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF) : une explosion du prix des engrais

À partir du 1er janvier 2026, l’Union Européenne prévoit de mettre en place le Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF). Ce dispositif vise à éviter toute distorsion de concurrence pour les industrie européennes qui, à partir de janvier 2026, devront acheter des quotas carbone pour payer leur « droit à polluer » (système d’échange de quotas d’émission). Il s'agit donc d'imposer aux produits importés une taxe carbone équivalente à celle que devront payer les entreprises européennes. Mais cette mesure est inadaptée à l’agriculture européenne actuelle qui importe une part très importante de ses engrais azotés (près de la moitié dans le cas de la France). Elle frapperait de plein fouet un secteur déjà à bout de souffle, en pleine crise des coûts de production et des cours du marché des céréales.Et surtout, la méthode de calcul vient seulement d'être dévoilée, à seulement quelques mois de l'entrée en vigueur. C'est donc au dernier moment que l'on nous révèle l'augmentation de prix délirante que cela impliquerait sur les engrais ! En effet, selon les estimations de la DGEC (Direction Générale de l’Énergie et du Climat), la taxe MACF pourrait atteindre jusqu’à 144 € par tonne d’urée importée ou 121 € par tonne de solution azotée. De tels niveaux de prix rendent la vente sur le marché européen quasiment impossible, et comme si ça ne suffisait pas, le coût exact de la taxe ne sera connu qu'en 2027. Face à une telle incertitude sur leur rentabilité, les importateurs ont déjà suspendu leurs commandes. Résultat : pénurie d’engrais, flambée des prix et mise en péril des exploitations. Cette taxe est une aberration économique, environnementale et politique. Alors que les engrais représentent la première charge des exploitations, que les producteurs font face à la hausse des coûts et que les cours du blé ne couvrent plus les coûts de production depuis trois ans, l’Europe s’apprête à ajouter une taxe de plus ! C’est la taxe de trop, un coup de massue pour des exploitations déjà au bord de la rupture. Cette mesure va accentuer la dépendance européenne en matière de production agricole et fragiliser encore davantage notre souveraineté alimentaire. Elle est injustifiable sur le plan environnemental car aucune alternative « verte » n’est aujourd’hui économiquement viable pour les agriculteurs. La FNSEA et l'AGPB ont déjà engagé une mobilisation pour bloquer cette mesure avant son entrée en vigueur. Les deux syndicats ont alerté le ministère de l'Agriculture, l'observatoire européen des engrais et le conseil des ministres de l'agriculture afin de dénoncer, auprès de chaque interlocuteur, ce dispositif inacceptable.Retrouvez ici le post X de l'AGPB. Pour appuyer ce travail, vous pouvez continuer à remplir le questionnaire de l'AGPB sur le prix des engrais, qui donne des arguments très puissants dans ce genre de négociations. Et enfin, il faut envisager très sérieusement des actions syndicales dans tout le réseau. « L'Union Européenne s’est construite sur l’agriculture, c’est elle qui en a été le socle, le moteur, la fierté. Et aujourd’hui, cette même Europe tourne le dos à ceux qui la nourrissent. Entre cette taxe qu’elle compte instaurer sur les engrais et l’accord Mercosur, on a l’impression que Bruxelles s’est donné pour mission de tuer l’agriculture européenne à petit feu ! » s’indigne Arnaud ROUSSEAU - Président de la FNSEA.