À compter du 3 septembre 2026, les importations de viandes bovines brésiliennes vers l’Union européenne doivent être suspendues en raison du non-respect des règles européennes sur l’usage des antibiotiques. Une décision saluée par la Fédération Nationale Bovine (FNB) qui demande toutefois qu’elle soit appliquée dans la durée.
Dans un contexte de sécheresse persistante qui fragilise fortement les disponibilités fourragères dans de nombreux territoires, Jeunes Agriculteurs et la FNSEA sont intervenus auprès des pouvoirs publics afin d’apporter des réponses concrètes aux éleveurs confrontés à des difficultés croissantes pour nourrir leurs animaux.
À la suite des demandes formulées par la profession et des échanges engagés avec les instances concernées, l’INAO a validé, à compter du 18 août 2026, un élargissement exceptionnel et temporaire des possibilités de recours à certains aliments non biologiques pour les élevages biologiques.
L'Etat met à disposition gratuitement des doses de vaccins FCO1 pour les ovins et bovins jusqu'à la fin juin (commande auprès de votre vétérinaire).
Les doses disponibles ont une date de péremption à fin juin 2026, elles doivent donc être commandées rapidement ! Attention stock limité : premier arrivé, premier servi !
Après plusieurs semaines de recul, le marché des vaches de réforme montre des signes de reprise. Les cotations repartent à la hausse, soutenues par des volumes toujours très limités à l’abattage. Cette embellie confirme une tendance observée depuis plusieurs mois : le manque d’animaux disponibles continue de soutenir les cours sur plusieurs catégories de bovins.
La situation est toutefois plus contrastée pour les jeunes bovins. Leurs prix poursuivent leur baisse, dans un contexte de demande européenne moins dynamique. La hausse des coûts de l’énergie et la baisse du pouvoir d’achat dans plusieurs pays européens pèsent sur la consommation de viande bovine et fragilisent les débouchés.
Cette conjoncture se retrouve également dans les exportations françaises. Au premier trimestre 2026, les ventes de viande bovine à l’étranger ont reculé, notamment pour les jeunes bovins dont la compétitivité est mise à mal face à d’autres origines européennes. Les exportations de broutards sont elles aussi en baisse, confirmant une tendance déjà observée depuis plusieurs années.
Autre élément de préoccupation pour la filière : la progression des importations en provenance de pays tiers qui accentue la concurrence sur les marchés européens. Certaines viandes importées gagnent des parts de marché dans plusieurs pays traditionnellement clients de la France.
Pour les éleveurs, cette situation illustre une nouvelle fois le paradoxe actuel du marché bovin : des disponibilités limitées qui soutiennent certaines cotations mais un contexte économique et commercial plus fragile qui continue de peser sur plusieurs débouchés. La vigilance reste donc de mise pour la filière qui continue de dénoncer les baisses de prix injustifiées observées ces derniers mois sur certaines catégories d’animaux.
La situation sanitaire autour de la Fièvre Catarrhale Ovine (FCO) continue d’évoluer. Un arrêté publié fin mai acte la sortie du sérotype 4 du statut de maladie enzootique en France continentale. Ce sérotype, absent de l’Hexagone depuis 2018, est désormais considéré comme « exotique », à l’exception de la Corse où quelques foyers restent recensés.
Ce changement de statut n’est pas anodin. En cas de réapparition du sérotype 4 sur le territoire continental, des mesures de gestion renforcées seraient immédiatement mises en place, avec notamment la création d’une zone réglementée limitant les mouvements d’animaux sensibles (bovins, ovins et caprins).
Dans le même temps, les sérotypes 3 et 8 demeurent très actifs, particulièrement dans l’Ouest de la France. Depuis juin 2025, plus de 7 600 foyers de FCO-3 et plus de 3 300 foyers de FCO-8 ont été recensés, confirmant la nécessité de rester particulièrement vigilant face à cette maladie.
Par ailleurs, une nouvelle campagne de vaccination préventive contre la FCO-1 a été lancée. Bien que ce sérotype ne soit actuellement pas présent en France, il circule en Espagne et fait l’objet d’une surveillance attentive. L’État mettra gratuitement à disposition plus de 800 000 doses de vaccin pour les bovins, ovins et caprins sur l’ensemble du territoire métropolitain.
Attention toutefois : contrairement à la campagne précédente, seuls les vaccins seront pris en charge. Les frais vétérinaires liés à la prescription et à l’injection resteront à la charge des éleveurs.
Face à la multiplication des risques sanitaires, la vaccination demeure un outil essentiel pour protéger les troupeaux, limiter les conséquences économiques des épizooties et préserver les capacités de circulation des animaux.
Malgré des prix globalement favorables depuis plusieurs années, les filières d’élevage françaises continuent de perdre du terrain. C’est le constat dressé récemment par le pôle animal de La Coopération Agricole, qui alerte sur les difficultés persistantes rencontrées par les productions animales françaises.
La DGAL a signé un arrêté qui permet de passer la France en risque "négligeable" concernant l'IHAP. Cet abaissement permet notamment de sortir les animaux (volailles et palmipèdes) à l’extérieur sur tout le territoire national, sans dérogation.
La vaccination contre l’IAHP et la surveillance post-vaccination des canards (active et passive) restent obligatoires sur tout le territoire national.
Alors que les fondamentaux du marché restent favorables à l’élevage bovin, avec une offre toujours tendue et des animaux qui manquent sur le terrain, la baisse récente des prix d’achat de la viande suscite une forte incompréhension dans la filière. Pour la Fédération Nationale Bovine (FNB), rien ne justifie aujourd’hui ce recul des cours qui intervient une nouvelle fois au détriment des éleveurs. Dans un contexte où les charges restent élevées et où les exploitations ont besoin de visibilité et de stabilité, la profession dénonce des pratiques déconnectées des réalités du terrain et rappelle que les producteurs ne peuvent pas rester la variable d’ajustement de la filière. La FNB appelle à la responsabilité de l’ensemble des acteurs et exige davantage de transparence dans la construction des prix.
Retrouvez ici le communiqué complet de la FNB
La Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC) reste un sujet de préoccupation majeur pour la filière bovine avec une situation sanitaire qui continue d’évoluer à l’échelle européenne.
Si la France conserve à ce jour son statut indemne, plusieurs signaux récents rappellent que la menace est toujours bien présente aux portes du territoire. De nouveaux foyers ont notamment été confirmés dans certains pays voisins, confirmant la circulation active de la maladie.
Face à ce contexte, les autorités sanitaires et la profession restent pleinement mobilisées. La stratégie mise en place repose sur plusieurs piliers essentiels :
La vaccination qui demeure aujourd’hui le moyen le plus efficace pour protéger les cheptels,
La surveillance sanitaire, indispensable pour détecter rapidement tout nouveau cas,
Le respect strict des règles de biosécurité dans les élevages.
Cette mobilisation collective porte ses fruits. Elle permet aujourd’hui de limiter les risques d’introduction de la maladie sur le territoire national et de préserver un atout majeur pour la filière : le statut sanitaire de la France.
Pour autant, la situation reste fragile. La DNC est une maladie hautement impactante, tant sur le plan sanitaire qu’économique, avec des conséquences directes sur les mouvements d’animaux, les échanges commerciaux et la valorisation des productions.
Dans ce contexte, la responsabilité de chacun est engagée. La vigilance au quotidien, le respect des protocoles et l’anticipation des risques sont plus que jamais nécessaires pour protéger les élevages.
La profession reste mobilisée aux côtés des pouvoirs publics pour adapter en permanence les dispositifs en place et défendre les intérêts des éleveurs.
Vous pouvez consulter la note sur le sujet rédigée par la FNB en cliquant ici
Face à la progression de la tuberculose bovine et à ses conséquences lourdes pour les élevages, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé le 24 avril une revalorisation significative des indemnisations.
Une décision attendue, qui fait suite à la mobilisation de la FNSEA et à l’interpellation directe de son président Arnaud Rousseau. Elle marque une avancée concrète pour les éleveurs touchés, dans un contexte sanitaire particulièrement préoccupant.
Alors que la situation sanitaire semblait stabilisée en Europe, deux nouveaux foyers de Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC) ont été détectés les 14 et 15 avril dans le sud de la Sardaigne, à proximité immédiate, d’un premier cas identifié le même jour.
À ce stade, les autorités sanitaires indiquent qu’il n’est pas encore possible de déterminer s’il s’agit d’une résurgence de la maladie ou d’une nouvelle introduction. Ce retour du virus intervient dans une zone déjà fortement touchée en 2025, avec 79 foyers recensés sur l’île italienne, où la DNC avait refait son apparition en Europe après plusieurs années d’absence.
Face à cette situation, les autorités italiennes avaient déployé une campagne de vaccination massive, couvrant près de 97 % du cheptel, stratégie qui devrait être reconduite en 2026.
Au niveau européen, la situation reste globalement sous contrôle, même si quelques signaux rappellent que la maladie circule toujours : l’Espagne a également déclaré deux foyers en début d’année.
En France, la situation demeure favorable à ce jour, avec aucun nouveau foyer détecté depuis le début de l’année. Une nouvelle campagne de vaccination a toutefois été engagée dans les anciennes zones réglementées, afin de sécuriser durablement le statut sanitaire.
Ces nouveaux cas, en Sardaigne, rappellent que la DNC reste une menace à proximité de nos frontières. Plus que jamais, la vigilance collective, le respect des mesures de biosécurité et la vaccination restent des leviers essentiels pour protéger les élevages.
Le 15 avril 2026 s’est tenue l’assemblée générale de la section bovine de la FDSEA.
Un temps d’échange important pour faire le point sur la vie de la section, ses perspectives et les enjeux de la filière.